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que vaut la nouvelle version du minuscule PC de Microsoft ?

Vous connaissez la Surface Go 2 ? Alors vous ne serez aucunement surpris par la Surface Go 3. Le moins cher des PC Microsoft n’a en effet absolument pas changé pour cette nouvelle génération. Du moins à l’extérieur. Le design de la tablette est strictement identique à la version lancée l’année dernière, au gramme près.
On est toujours face à une tablette sous Windows 11, désormais, compacte et extrêmement légère (544 grammes, sans le clavier Type Cover), pour un PC Windows. La Surface Go 3 conserve aussi les mêmes défauts, du coup, avec son dos en plastique et les grandes bordures qui entourent son écran, qui lui donnent presque… un air de jouet !

C’est donc une mise à jour a minima qui nous est proposée ici, car, comme on va le voir, elle ne concerne que le processeur qui équipe l’appareil. La Surface Go 2 en avait cependant bien besoin : la version 2020 se cantonnait soit à un poussif Pentium Gold de 4425Y de 8ème génération soit à   un Core M3-8100m, pas un foudre de guerre non plus, pour sa version la plus onéreuse.

Cette année, nous avons pu « bencher » deux modèles de cette tablette : la version Core i3-10100Y et la version Pentium 6500Y, un peu moins chère, sur laquelle nous nous attardons ici. Comme vous pourrez le voir grâce à nos tableaux comparatifs un peu plus bas, leurs performances sont assez similaires. Nous n’avons pas pu, en revanche, essayer l’entrée de gamme, au prix attractif de 429 euros, qui ne dispose que de 4 Go de RAM et de 64 Go d’eMMC de stockage. Méfiance : nous vous déconseillons de toute manière cette configuration, trop faible du point de vue des spécifications pour vous satisfaire.

Écran

D’abord, il y a la surface d’affichage. D’une taille correcte pour une tablette, et malgré une définition très honnête (1920  x 1280, ratio 3:2) l’écran de la Surface Go 2 paraît tout de même un peu étriqué lorsqu’il s’agit de travailler ! Ses 10,5 pouces sont en effet un peu justes pour du long travail bureautique ou s’il vous faut partager votre écran entre deux applications. Nous avons toutefois pu sans problème éditer ce test intégralement sur l’appareil, surfer sur le Web plutôt confortablement… On aurait quand même aimé que Microsoft rogne sur les immenses bordures autour de l’écran pour nous faire gagner un pouce.

Pour le reste, l’écran est tout juste correct. Avec un contraste mesuré à 1443:1, il est bien en dessous de la moyenne des écrans que nous avons testés récemment. Sa luminosité aussi, n’est pas idéale (393 cd/m2) si vous devez l’utilisez dehors régulièrement.
Enfin, du point de vue de la colorimétrie, on a vu aussi bien mieux, avec un Delta E 2000 – qui nous indique la justesse des couleurs – mesuré à 5,97. Ce n’est pas terrible, voire mauvais.

Ergonomie

On l’a dit plus haut : la Surface Go 2 a l’avantage de la compacité et de la légèreté. C’est, à vrai dire, rarissime de croiser un PC aussi petit ! Il se glisse aisément dans n’importe quel sac, et son poids plume fait qu’on ne le sent même pas. C’est top.

On ne voit pas, en revanche, comment vous pourrez faire l’économie d’un Type Cover, son clavier détachable (et bien trop cher, 130 euros). Bien qu’utilisable en mode tablette, Windows 11 n’a ni l’ergonomie ni la logithèque d’un iPad et d’iPadOS.

Autre problème, le Type Cover pour la Surface Go ne nous a que moyennement convaincus, nous qui avons pourtant célébré à de nombreuses reprises la qualité des claviers Surface. Trop étriqué, trop « cliquant », doté d’un trackpad trop petit, il n’est pas au niveau de celui, excellent, du Surface Laptop Go.

La connectique est un poil minimaliste. Sur le flanc droit, on retrouve évidemment l’éternelle prise d’alimentation Surface Connect, qui a toujours le même défaut : son aimantation est trop faible et le câble se détache un peu trop facilement, ce qui est agaçant. Mis à part ça, on trouve une prise jack, une prise USB Type-C, et c’est tout.

Vraiment tout ? Non ! Un port MicroSD est aussi caché à l’arrière de la tablette, afin d’étendre son stockage. C’est toujours ça de pris. Mais on regrette tout de même que Microsoft ait tiré un trait sur l’USB-A, tellement pratique pour rapidement brancher une clé USB ou une souris.

On apprécie en revanche la qualité de la webcam intégrée, de belle définition (1080p) et qui offre d’excellents résultats en visioconférence, y compris lorsque la lumière n’est pas idéale. On apprécie aussi la présence d’un capteur pour la reconnaissance faciale Windows Hello, qui fonctionne très bien et qui permet de déverrouiller la machine très simplement, rien qu’en la regardant.

La Surface Go 3 propose également un module caméra 8 MPixels à l’arrière, duquel il ne faut en revanche pas attendre grand-chose en matière de qualité d’image. Il se contentera de vous dépanner, si vous avez besoin de scanner un document rapidement, par exemple.

Performances

Etant donné les processeurs embarqués dans les deux ordinateurs que nous avons pu passer au banc d’essai, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Et en effet, il n’a pas lieu. A l’utilisation, on sent bien que la Surface Go 3 n’est pas un foudre de guerre.
Certes, le PC fait le job en matière de bureautique ou pour surfer sur le Web. Il vous suffira amplement pour regarder des vidéos en ligne, prendre des notes, éditer des documents Word, voire jouer à des jeux indés pas trop gourmands. Mais, l’appareil, un peu poussif quand même (notamment à l’ouverture de programmes, lors du basculement de fenêtres ou quand les onglets ouverts dans Edge s’accumulent), n’est absolument pas calibré pour des tâches de création un peu plus avancées ou de la 3D, évidemment.

Comme on le constate dans le graphique ci-dessus, nous ne sommes pas face à des monstres de puissance. Les deux machines sont entre 35 et 40 % moins puissantes que la moyenne des PC hybrides que nous avons testés depuis deux ans.
A noter cependant : la version Pentium (599 euros, la moins chère, donc) obtient des résultats quasi équivalents dans nos principaux tests à celle munie d’un Core i3, à 679 euros. Dans ces conditions, nous aurions tendance, si vous souhaitez acquérir ce produit, à vous conseiller plutôt ce modèle. D’autant qu’à l’usage non plus, nous n’avons pas constaté de différences flagrantes entre les deux appareils.

Autonomie

A petit format, petite autonomie. Malgré son processeur modeste, nos deux modèles de Surface Go 3 n’ont pas tenu 6 heures à notre test d’autonomie vidéo, et entre 7h30 et 7h45 en autonomie polyvalente, un test qui estime une utilisation normale de l’ordinateur. C’est faible, environ 20 % de moins que la moyenne des machines hybrides que nous avons testées récemment. Autant vous dire qu’il sera difficile de tenir une journée entière avec cet appareil…

Dans notre graphique ci-dessus, nous avons tenu à opposer les Surface Go 3 de Microsoft à un produit finalement assez proche du point de vue prix, côté Apple : l’iPad. Car la version 128 Go de la tablette « d’entrée de gamme » est peu ou prou au même prix que la version Pentium du produit de Microsoft, soit 589 euros.
Si on ajoute un clavier, le prix est encore une fois presque identique à celui de la Surface Go équipée d’un Pentium (699 euros pour la Surface, 738 euros pour l’iPad). Il y a franchement de quoi hésiter : l’iPad offre des performances supérieures, ainsi qu’une meilleure autonomie. Il faut certes se passer de Windows 11 et se contenter d’un OS fermé et moins souple pour travailler, mais plus fluide et réactif que Windows sur ce genre de configuration.


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