Technologie

La constellation OneWeb pourrait bien être sauvée par son concurrent SpaceX


Nouveau rebondissement dans le parcours tumultueux de la constellation de satellites OneWeb. Alors que ses lancements depuis Baïkonour ont été bloqués par les Russes à cause de la guerre en Ukraine, la société anglo-indienne va probablement être sauvée grâce à un accord signé in extremis… avec SpaceX.

Des lancements assurés dès cette année

L’entreprise d’Elon Musk assurera les prochains lancements dès cette année, comme l’annonce aujourd’hui un communiqué de presse. Une surprise puisque le service OneWeb est un concurrent de longue date de celui de Starlink, qui appartient à SpaceX. Les deux services ont pour objectif de fournir un accès à Internet depuis l’espace grâce à une constellation de satellites en orbite basse.

Cet accord est aussi un pied de nez aux Russes qui pensaient couler OneWeb. Ils avaient fixé des conditions impossibles pour assurer les lancements au Kazakhstan, comme le retrait du gouvernement britannique du capital et l’assurance que le service ne servirait pas à un usage militaire. 
Le conseil d’administration avait répondu par un refus à leur ultimatum. Le directeur général de l’Agence spatiale russe Roscosmos, Dmitry Rogozine, avait alors promis la faillite à OneWeb.

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428 satellites déjà opérationnels

Pris de court, OneWeb avait annoncé son intention de collaborer avec le Français Arianespace. Mais encore fallait-il qu’il reste des créneaux disponibles. C’est donc finalement auprès de l’Américain SpaceX qu’il a trouvé des solutions.
OneWeb comptait initialement mettre en orbite 36 engins spatiaux ce printemps grâce à la Russie. 428 satellites sont opérationnels à l’heure actuelle, soit 66% de la flotte totale prévue. Le service est déjà accessible au-dessus du 50e parallèle Nord.

Ce nouveau chapitre intervient alors que OneWeb sortait tout juste d’une période très difficile. La pandémie en 2020 avait poussé Softbank à se retirer de son actionnariat, menant l’entreprise au bord de la faillite jusqu’à sa reprise par un consortium comprenant notamment le gouvernement britannique et le groupe indien de télécommunications Bharti Global. Le Français Eutelsat avait fait son entrée comme investisseur l’année suivante. Il est également partie prenante du projet similaire européen poussé par le commissaire Thierry Breton.


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