Santé

Quelle est la protection conférée par un booster de Pfizer selon l’âge ?


Le rappel vaccinal permet de réveiller l’immunité spécifique à la Covid-19 qui s’estompe progressivement au fil des mois. Une étude israélienne a calculé les bénéfices de cette 3e dose sur les infections, les formes graves de la Covid-19 et les décès pour plusieurs tranches d’âge.

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Israël a une longueur d’avance concernant la vaccination par rapport aux autres pays. Les Israéliens peuvent recevoir une troisième dose de vaccin anti-Covid depuis la fin de l’été 2021 et l’injection d’une quatrième est envisagée chez les 60 ans et plus pour contrer la circulation du variant Omicron

Les autorités de santé publique israéliennes suivent de près la campagne vaccinale dans leur pays, et les données qu’elles collectent sont régulièrement utilisées dans la littérature scientifique. Dernièrement, des scientifiques les ont utilisées pour estimer le bénéfice que confère une troisième dose de Pfizer sur les infections, les hospitalisations et les décès liés au SARS-CoV-2 pour plusieurs tranches d’âge. Ils publient leurs résultats dans The New England Journal of Medicine (NEJM).

La dose de rappel limite les infections…

L’étude porte sur un total de 4,7 millions de personnes dont 104.380 infectées par le SARS-CoV-2. Elles ont été réparties en sept groupes en fonction de leur âge : les 16-29 ans, les 30-39 ans, les 40-49 ans, les 50-59 ans, les 60-69 ans, les 69-79 ans et les 80 ans et plus. Pour chaque tranche d’âge, les scientifiques ont comparé trois groupes : les personnes n’ayant pas reçu de dose de rappel, celles ayant reçu une dose de rappel mais qui n’a pas encore atteint sa pleine efficacité (3 à 7 jours) et celles ayant reçu une dose de rappel et qui est pleinement efficace (12 jours et plus).

Selon ces données, les infections sont plus rares dans le groupe boosté que dans le groupe non boosté. Elles diminuent d’un facteur comparable entre toutes les tranches d’âge. En comparaison avec le groupe non boosté, le taux d’infection est entre 9 et 17 fois inférieur dans le groupe boosté. Si on fait la même comparaison, mais avec les personnes du groupe « boosté précoce » qui ont reçu leur rappel seulement 7 jours avant l’analyse, le taux d’infection est alors entre 5 et 10 fois inférieur que dans le groupe boosté.

…et les formes graves et les décès 

Le taux de formes graves de la Covid-19 entre les trois groupes n’a été calculé que pour les tranches d’âge les plus hautes combinées : les 40-59 ans et les 60 ans et plus. Une dose de rappel à son plein potentiel diminue le taux de formes graves d’un facteur 17,9 chez les 60 ans et plus, et 21,7 pour les 40-59 ans, en comparaison au groupe non boosté. Le taux de formes graves diminue d’un facteur 6,5 et 3,7 pour les 40-59 ans et les 60 ans et plus respectivement, en comparaison au groupe « boosté précoce ».

Enfin, le taux de décès, calculé uniquement pour les 60 ans et plus, diminue d’un facteur 14,7 chez les personnes ayant reçu le rappel en comparaison des non-boostés ; et d’un facteur 4,9 en comparaison au groupe « boosté précoce ».

Ces résultats montrent l’efficacité du rappel vaccinal pour limiter les infections, surtout chez les plus jeunes, mais aussi les formes graves et les décès liés à la Covid-19 à court terme. Ils montrent aussi que les bénéfices apparaissent dès les premiers jours après l’injection, mais qu’il faut attendre une dizaine de jours pour qu’ils soient à leur maximum. D’autres études permettront de déterminer l’efficacité à long terme du rappel vaccinal et aussi face aux variants émergents comme Omicron.

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