Politiques

quelles suites sur le monde politique ?


Après la diffusion d’une enquête du magazine “Envoyé spécial” dans laquelle plusieurs femmes accusent l’ancien ministre Nicolas Hulot d’agressions sexuelles, Elise Lucet recevait notamment Laurence Rossignol. La vice-présidente du Sénat est signataire d’une tribune pour un #MeTooPolitique. Avec presque 300 autres personnalités, elle réclame que les auteurs de violences sexuelles et sexistes soient écartés de la vie politique.

“Je pense que c’est important que dans le monde politique, les hommes prennent conscience que c’est une tache sur toute la politique, et sur leurs formations politiques, que de protéger, comme ils l’ont fait trop souvent, des auteurs de violences sexuelles.”

Laurence Rossignol, sénatrice PS

dans “Envoyé spécial”

La sénatrice PS a expliqué à quel point “l’affaire de 2018” a été “une vraie rupture” pour elle. C’est à cette date qu’étaient sorties, dans le magazine L’Ebdo, les premières accusations de viol à l’encontre de Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique. Le gouvernement avait manifesté son soutien, et la secrétaire d’Etat alors en charge de l’égalité entre les hommes et les femmes Marlène Schiappa pris sa défense dans une tribune. “C’est une blessure profonde de voir tout un gouvernement qui prétendait faire [des violences faites aux femmes] la grande cause du quinquennat soutenir un homme mis en cause dans une affaire de viol”, juge Laurence Rossignol. Même si les faits étaient prescrits, ajoute-t-elle, “soutenir comme ç’a été fait, c’était soit dire que les victimes mentaient, alors qu’on se battait pour la crédibilité de la parole des victimes, soit dire que même si c’était vrai, ce n’était pas grave. Et que la secrétaire d’Etat ait été faire la caution de cette entreprise politique a été, pour moi, vraiment une blessure.

“Pas digne d’être un représentant du peuple”

Avec ce mouvement #MeTooPolitique, explique-t-elle, il s’agit de porter cette question devant tous les partis politiques : êtes-vous prêts à investir de nouveau des hommes qui ont été mis en cause dans ce type d’affaires ? Dans de tels cas, la sénatrice recommande que l’investiture ne soit possible qu’après investigation interne. Au Parti socialiste, explique-t-elle, lors des investitures pour les municipales, en 2020, une commission d’enquête a été nommée pour étudier deux dossiers problématiques. Après audition des différentes parties, la commission a conclu que l’investiture n’était pas possible.

Et de citer le cas d’un député mis en cause pour des faits de harcèlement sur sa conjointe (des faits lourds, précise Laurence Rossignol, la conjointe faisant l’objet d’une ordonnance de protection), pour lequel le jugement ne sera prononcé qu’après les investitures. “J’espère que personne ne va investir cet homme, pour lequel le parquet avait demandé la levée de l’immunité parlementaire : il n’est pas digne d’être un représentant du peuple.”

Extrait du débat qui a suivi la diffusion de l’enquête d'”Envoyé spécial” “Nicolas Hulot : des femmes accusent“, le 25 novembre 2021.

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