Politiques

“La division, c’est la défaite assurée”, avertit Samuel Grzybowski, co-fondateur de la Primaire populaire


“La division, c’est la défaite assurée”, explique sur franceinfo Samuel Grzybowski, co-fondateur de la Primaire populaire, dont les modalités de vote sont présentées samedi 15 janvier, et alors que Christiane Taubira devrait mettre fin au faux suspense de sa candidature à la présidentielle lors d’un déplacement à Lyon. L’ancienne garde des Sceaux avait annoncé qu’elle “accepterait les règles de la Primaire populaire”. “On espère que ça va provoquer du rassemblement”, développe Samuel Grzybowski.

“On a commencé par des parrainages citoyens cet été pour sélectionner dix personnalités, parmi lesquelles Christiane Taubira, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo”, rappelle Samuel Grzybowski. Ce mouvement citoyen, qui espère présenter un seul candidat incarnant toutes les gauches, a été lancé en juillet par des militants. “On leur a proposé de participer à une primaire classique. Tout le monde a refusé. C’est donc une investiture.”


“On a lancé ce mouvement pour gagner”
, insiste Samuel Grzybowski. “On a commencé à rassembler les partis politiques en octobre 2020 et on a bossé sur un socle commun pendant des semaines avec eux. Et beaucoup nous ont répondu que c’était mort pour 2022, qu’il fallait se concentrer sur 2027. Mais nous, on n’a pas cinq ans. On n’a pas cinq ans sur les questions de climat, des agriculteurs, des femmes, des profs et des personnes fragilisées.”

“Le sens de ce vote, c’est de répondre en priorité à une aspiration des électeurs de gauche et de l’écologie, qui veulent une candidature de rassemblement.”

Samuel Grzybowski

à franceinfo

Les électeurs de gauche et écologistes, précise Samuel Grzybowski, sont 15 millions en France et , pour 85% d’entre eux, veulent une candidature de rassemblement. Et 73% souhaitent que ça passe par un scrutin”, développe le co-fondateur de la Primaire populaire, qui se tiendra du 27 au 30 janvier. “Il y a beaucoup d’électeurs qui ne savent pas pour qui voter. Le Monde révélait cette semaine qu’un Français sur deux ne connaît pas son intention pour le premier tour. On a envie d’accompagner ce peuple déboussolé. On va désigner une candidature de rassemblement.”

“Il y avait 300 000 signataires aux vacances de Noël qui étaient prêts à soutenir le processus. On a ouvert aux inscriptions pour que les personnes puissent devenir des véritables votants. Il y en avait 120 000 lundi soir”, précise-t-il. Les inscriptions continuent sur le site du mouvement jusqu’au 23 janvier à minuit.

“Nous soutiendrons quoi qu’il arrive la personne qui sortira de ce vote, à une condition : que le soir de sa victoire, le 30 janvier, elle signe avec nous un contrat de rassemblement. Sinon, on ne fera pas sa campagne”, avertit Samuel Grzybowski. “Cette personne doit continuer à rester ouverte, on ne va pas adhérer au parti politique du vainqueur.”




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