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Alger ne fera pas “le premier pas” pour apaiser les tensions avec Macron, assure le président Tebboune

Emmanuel Macron a déclenché la colère d’Alger après des propos rapportés le 2 octobre par le quotidien “Le Monde” accusant le système “politico-militaire” algérien d’entretenir une “rente mémorielle”.

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Nouvelle prise de parole sur les tensions entre l’Algérie et la France. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune prévient, samedi 6 novembre, qu’il ne fera pas “le premier pas” pour tenter d’apaiser les tensions provoquées par des propos critiques d’Emmanuel Macron sur la nation algérienne. “Je n’ai pas de regrets. Macron a rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile”, dénonce le dirigeant algérien dans une interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (en allemand).

“Si [le polémiste d’extrême droite Eric] Zemmour dit quelque chose comme ça, qu’importe, personne ne fait attention. Mais quand un chef d’Etat déclare que l’Algérie n’était pas une nation distincte, c’est très grave”, fustige-t-il. Dans ces conditions, “je ne serai pas celui qui fera le premier pas”, prévient le chef de l’Etat algérien. “Sinon je vais perdre tous les Algériens, il ne s’agit pas de moi, mais d’un problème national”, estime le président avant de continuer : “Aucun Algérien n’accepterait que je contacte ceux qui nous ont insultés”.

Emmanuel Macron a déclenché la colère d’Alger après des propos rapportés le 2 octobre par le quotidien Le Monde accusant le système “politico-militaire” algérien d’entretenir une “rente mémorielle” en servant à son peuple une “histoire officielle” qui “ne s’appuie pas sur des vérités”. D’après Le Monde, le président français avait également affirmé que “la construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française? Ça, c’est la question (…).

Existe-t-il une perspective de dénouement avec la France? l’interroge le Spiegel. “Non, si les Français veulent aller au Mali ou au Niger maintenant, ils devront juste faire neuf heures de vol au lieu de quatre”, rétorque Abdelmajid Tebboune, assurant toutefois qu’une “exception” serait faite pour “le sauvetage de personnes blessées”.




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