Politiques

à Laon, Yannick Jadot érige l’écologie en seule “alternative heureuse” aux “paniques identitaires”


Après une semaine de zizanie à gauche, Yannick Jadot a répondu sur le terrain des idées. Le candidat EELV à la présidentielle a tenu samedi 11 décembre, dans l’Aisne, un premier meeting sobre et de petit calibre, où il a souhaité “rassembler” sur “l’alternative heureuse de l’écologie”. Au milieu d’une campagne qui peine à décoller, le candidat a tenté de faire taire les appels à l’union de la gauche, en appelant “les humanistes et progressistes à rejoindre la maison écologiste”.

Le candidat, coincé entre 6% et 8% des intentions de vote, avait prévenu qu’il ne visait pas la démonstration de force, après les meetings d’Eric Zemmour et de Jean-Luc Mélenchon le week-end dernier. Et en effet, seuls quelques centaines de militants, parmi lesquels la finaliste de la primaire de septembre Sandrine Rousseau et la cheffe des porte-parole Delphine Batho, se sont réunis dans un gymnase de Laon, à quelques kilomètres du village natal de Yannick Jadot.

Le “Forum des possibles” a débuté par une longue séquence musicale, puis par les témoignages au micro d’une enseignante, d’une aide à domicile et d’un agriculteur. Puis Yannick Jadot est monté à la tribune pour raconter sa terre picarde et sa vocation d’écologiste : “C’est là que mes parents m’ont transmis l’amour des arbres et des oiseaux, le plaisir de voir passer une biche.”

Le candidat a consacré une large part de son discours à ériger l’écologie en seule “alternative heureuse”, qui fait “prévaloir la vie et la jeunesse” contre les “paniques identitaires”. Il a ainsi dressé son projet en seul barrage possible contre l’extrême droite et la droite, données pour l’instant par les sondages seules à pouvoir rivaliser avec Emmanuel Macron.

Il a promis de proposer “dans les prochaines semaines aux forces vives, sociales, politiques du pays de partager notre projet et notre campagne”. Pour lui, seul le défi climatique peut unir : “La planète brûle avec les méga-feux, coule avec les inondations, ce dérèglement climatique est sans aucun doute le plus grand défi de notre siècle, défi universel parce qu’on touche à notre destin d’humains, de terrestres.”




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