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Camilla de Bourbon-Siciles, évadée fiscale : elle risque la prison, sa famille brisée


C’est une histoire de gros sous et d’évasions fiscales. Camilla de Bourbon-Siciles, privilégiée parmi les privilégiés, bataille depuis des années pour conserver le trésor que lui réclame son ancienne banque, BNP Paribas. Une lutte qui s’avère perdue d’avance puisque les tribunaux des îles de Jersey (Manche) et de Curaçao (Caraïbes), des paradis fiscaux, l’ont tour à tour condamnée à rembourser la banque de plus de 100 millions d’euros. Une peine de prison pourrait être sertie à l’amende.

À 50 ans, Camilla de Bourbon-Siciles compte bien s’en sortir la tête haute, en saisissant la justice française. “On passe de la Princesse au bois dormant à la Princesse contre-attaque”, a commenté son avocat Me Olivier Pardo auprès du Parisien. Camilla de Bourbon-Siciles tient son immense fortune de l’entreprise familiale, la Compagnia Italiana di Servizi Tecnici (Ciset), d’abord placée dans un fonds estimé à plusieurs centaines de millions de dollars en 1987 par sa mère, lui étant destiné ainsi qu’à sa soeur Cristiana.

Pour échapper au fisc et protéger le pactole, des montages financiers complexes sont mis en place, et l’argent circule aux Bahamas à Guernesey jusqu’à Jersey. Le dernier voyage de la fortune familiale a eu lieu en 2011, lorsque la mère de Camilla de Bourbon-Siciles, Edoarda Crociani, transfère 200 millions d’euros vers une nouvelle entité, sans en faire bénéficier ses deux filles. Le début d’un drame familial, puisque Cristiana se retrouve persuadée d’être mise volontairement de côté de la fortune de famille. Elle refuse alors se rejoindre Camilla dans son action menée en 2013 pour récupérer le magot.

Où est passé le Gauguin à 55 millions ?

“Des conseillers ont assuré à ma mère que la naissance de ses petits-enfants changerait tout et qu’il fallait placer nos affaires dans un autre trust. En réalité, ils ont inventé un stratagème pour en prendre la gestion”, clame Cristiana auprès du Parisien. De son côté, la banque évoquait d’importants “risques juridiques” et la “personnalité difficile de la cliente“. Une version réfutée par la justice, qui a d’abord condamné la banque à reverser le fonds initial, avant de juger la princesse complice de restructuration. Depuis qu’elle a obtenu gain de cause, BNP Paribas poursuit ses deux anciennes clientes pour le dédommagement des sommes avancées et Camilla de Bourbon-Siciles doit désormais révéler où se cachent les actifs de sa mère : elle doit “rendre l’argent”.

Cependant, l’héritière ne fait pas preuve de la plus grande transparence. Elle est notamment soupçonnée de dissimuler un tableau de Gauguin, assuré à 55 millions d’euros. “Tout ce que je savais, je l’ai dit. Les comptes, les voitures… Quand ils me demandent où a disparu une toile et que je réponds ‘Je ne sais pas’, que voulez-vous de plus ? Il n’y a rien de plus difficile que de prouver le négatif”, martèle Camilla de Bourbon-Siciles. Ses déclarations vagues lui ont valu une condamnation pour outrage à la cour en décembre dernier. Si elle ne venait pas à régler son amende de 2,3 millions d’euros, la princesse serait condamnée à un an de prison ferme.

Camilla de Bourbon-Siciles s’estime victime d’un complot familial. Pour elle, sa soeur serait l’alliée de la banque BNP Paribas, qui l’aurait déjà remboursée pour obtenir son soutien. La princesse réclame près de 120 millions d’euros à sa famille, désormais brisée en deux clans.


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