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Affaire Hulot : Mazarine Pingeot “très en colère” en découvrant le récit de Pascale Mitterrand


Nicolas Hulot avait déjà fait la couverture de Paris Match, mais cette fois, les circonstances sont radicalement différentes. Depuis la diffusion d’Envoyé spécial qui porte sur les accusations d’harcèlement, d’agressions sexuelles et de viol le 25 novembre, le magazine a enquêté sur celles et ceux qui “savaient”. Dans ce long dossier, les journalistes reviennent ainsi sur l’affaire Pascale Mitterrand, petite-fille de l’ancien président de la République. Mazarine Pingeot, fille d’Anne et de François Mitterrand, s’était inspirée de son récit pour son livre Se taire, publié en 2019.

Dans le roman Se taire, Mazarine Pingeot raconte l’histoire du viol d’une jeune fille venant d’une famille influente qui rencontre un Prix Nobel de la Paix. Lorsque que cette publication sort, un an après l’enquête de l’Ebdo, il ne faudra pas longtemps pour que soit fait le parallèle entre l’ouvrage de la fille de François Mitterrand et le récit dans le magazine éphémère de la plainte pour viol de Pascale Mitterrand – classée sans suite, les faits étant prescrits. Devant Bruce Toussaint qui lui a demandé lors de sa dernière interview s’il ne s’est rien passé avec cette jeune femme il y a vingt-quatre ans, Nicolas Hulot avait répondu : “Si, il s’est passé quelque chose, mais dans un consentement et une harmonie classique d’une histoire sans lendemain.”

En interview pour Gala en 2019, Mazarine Pingeot expliquait les similitudes entre son oeuvre et ce qu’avait confié sa nièce, tout comme l’affaire DSK : “Il y a un peu de toutes ces histoires… Celle de Pascale m’a mise très en colère même si je ne l’ai rencontrée que quelques fois. Nous n’avons pas grandi ensemble et on ne se connaît pas très bien… Je voulais évoquer dans ce roman la question de l’impunité, c’est pourquoi j’ai choisi pour camper mon agresseur, un prix Nobel de la paix, qui échappe à tout soupçon. Il ne s’agit pas seulement d’une violence sexuelle. Il y a aussi, dans ce cas, la violence de la médiatisation. Je souhaitais aussi rendre compte de la pression de la famille, qui, pour la protéger contre l’opinion publique ravageuse lui conseille de se taire. Malgré les souffrances, je suis convaincue qu’il faut toujours parler.”

Pascale Mitterrand avait déjà tenté de parler de ce qu’il s’était passé lors de son séjour en Corse, pour faire, à l’origine, des photographies de Nicolas Hulot. “Elle l’avait fait, notamment au Festival de photojournalisme Visa pour l’image, devant un parterre de photographes, deux mois après les faits [qui remonteraient à 1997, quand elle avait 19 ans]”, écrit Paris Match.

Le contexte de la libération de la parole des femmes, entamée depuis l’affaire Weinstein, a changé la donne. La figure aussi puissante de Patrick Poivre d’Arvor, par ailleurs ami proche de Nicolas Hulot, est elle aussi remise en cause. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le cas Hulot et le président de la République, qui avait collaboré avec lui quand il était le ministre de la Transition écologique, a fait part de sa volonté de “d’accompagner la libération de la parole, le recueil des plaintes, l’efficacité de la justice“.

Retrouvez l’intégralité du dossier dans le magazine Paris Match du 2 décembre 2021

Nicolas Hulot reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.


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