Economie

Un plan de relance de 1,3 milliard d’euros pour amortir le choc en Ile-de-France

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à Paris, le 8 mai.
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à Paris, le 8 mai. CHARLES PLATIAU / REUTERS

Fini les budgets d’austérité. Durant ses premières années à la tête de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse s’était présentée en championne de la rigueur. Après le long règne du socialiste Jean-Paul Huchon, elle entendait remettre de l’ordre dans les comptes de la région. L’épidémie de Covid-19 l’amène à desserrer les cordons.

Pour amortir le choc, la présidente (Libres !) présente jeudi 28 mai un « plan de relance économique, écologique et social » de 1,3 milliard d’euros qui va se traduire, notamment, par une nette remontée de la dette. Au programme : des aides aux petites et moyennes entreprises (PME), des subventions à la culture, des formations vers les métiers qui risquent de manquer de bras, ou encore un coup de pouce aux familles, avec l’attribution d’un ordinateur ou d’une tablette à chaque lycéen du public qui entre en 2de.

« Nous sommes la région la plus touchée par la crise, nous devons agir », se justifie la présidente du conseil régional. En Ile-de-France, l’économie repose largement sur les secteurs les plus secoués depuis la mi-mars : le tourisme, la culture, l’hôtellerie, la restauration, l’automobile, l’aviation… Le résultat ? Au 27 mai, la perte d’activité était estimée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) à 22 % sur l’ensemble de la France. Mais elle atteint plutôt 26 % à Paris et dans les Hauts-de-Seine, et 24 % en Seine-et-Marne, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise, selon l’économiste Olivier Bouba-Olga.

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Le marasme risque en outre d’accélérer la désindustrialisation de la région. C’est ce que montre le cas de Renault, qui envisage de fermer son usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et de reconvertir l’énorme site de Flins (Yvelines). Mercredi, la présidente de la région a rencontré Jean-Dominique Sénard, le patron du groupe, pour tenter d’infléchir ses plans. Elle a tapé du poing sur la table : « Il n’est pas question de fermer Flins, et je ne me laisserai pas enfumer par des projets qui aboutiraient à une lente décroissance du site. Flins a besoin d’un vrai avenir. »

« Amortisseur de crise »

En attendant, « la région peut jouer pleinement son rôle d’amortisseur de crise », plaide Mme Pécresse. Tel est le sens du plan de relance, qui sera débattu par les élus le 11 juin. Pour 700 millions d’euros, il s’agit de redéployer des fonds qui n’ont pu être dépensés pendant le confinement. Le reste, soit 590 millions, correspond à de nouveaux crédits.

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