Economie

Pour les voyageurs d’affaires, la reprise ne s’annonce pas de tout repos

« De l’intention à la mise en œuvre, la planification d’un voyage d’affaires demeure parsemée d’embûches »

Avec l’assouplissement des restrictions sanitaires dans de nombreux pays et la reprise du trafic aérien, salariés et dirigeants vont-ils regagner les tarmacs des aéroports pour aller à la rencontre de leurs partenaires à l’étranger ? Deux sondages laissent croire à un prochain redémarrage des voyages d’affaires et des déplacements professionnels.

Le 4 juin, l’organisme d’assistance International SOS annonçait avoir constaté une « forte augmentation des demandes des organisations pour planifier la reprise de leurs déplacements » : dans le détail, 77 % des 273 professionnels interrogés en France par cette société, en mai 2020 (responsables des ressources humaines, managers voyage et sécurité), ont déclaré envisager un déplacement professionnel en Europe dans les trois prochains mois, et 65 % hors d’Europe.

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Fin mai, la Global Business Travel Association (GTBA), qui regroupe l’ensemble des acteurs de la chaîne, avait également prédit un redémarrage relatif des déplacements professionnels. Selon cet organisme, plus de la moitié de ses membres interrogés dans le monde envisagent de reprendre les voyages d’affaires, sans indiquer de délai précis.

Un redémarrage qui demeure théorique, tempère Michel Dieleman, président de l’Association française du Travel Management (AFTM) : « Pour le moment, on est encore dans l’expectative, fait-il valoir. La reprise est dans les têtes, mais elle reste difficile à mettre en œuvre car il y a encore beaucoup de points de blocages ».

Embûches

De l’intention à la mise en œuvre, la planification d’un voyage d’affaires demeure parsemée d’embûches. « La principale problématique, ce sont les fermetures de frontières », signale Jean-Jacques Richard, PDG d’Haxxom, un cabinet de conseil en sûreté et gestion de crise. Non loin de l’Hexagone, l’horizon devrait se dégager : la circulation est à nouveau libre au sein de l’espace Schengen, et depuis le 1er juillet, les ressortissants d’une quinzaine de pays non européens peuvent franchir les frontières de l’espace Schengen, sauf vers l’Italie et la Hongrie.

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Hors Union européenne, de nombreuses incertitudes demeurent. Les Etats-Unis ont restreint jusqu’à nouvel ordre l’entrée sur leur territoire des passagers en provenance d’Europe. Décision analogue de la Chine, à l’exception d’un vol affrété spécialement pour deux cents employés et parti de Francfort fin mai. De son côté, la Grande-Bretagne a mis en place une quatorzaine, qui s’applique entre autres aux voyageurs français.

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