Economie

plan d’économies drastiques chez BP, qui va supprimer 15 % de ses effectifs dans le monde

Des opérations de forage du goupe BP dans le golfe du Mexique, au large de la Louisiane, en 2017.

La chute brutale de la consommation de pétrole due aux mesures de confinement et à la crise sanitaire continue de faire des victimes dans l’industrie pétrolière. Après l’américain Chevron, qui a prévu dès le mois d’avril le départ de 6 000 salariés, le groupe britannique BP a annoncé, lundi 8 juin, qu’il allait supprimer 10 000 emplois dans le monde, soit environ 15 % de ses effectifs.

Le nouveau directeur général du groupe, Bernard Looney, qui a pris ses fonctions juste avant la crise, a précisé que la plupart de ces départs auraient lieu avant la fin de l’année. Deux mille emplois devraient être supprimés au Royaume-Uni, où le groupe emploie 15 000 personnes. « Ce sont de difficiles décisions à prendre », a souligné le patron dans un e-mail aux salariés. « Mais nous devons faire ce qui est bon pour BP » et « cela nous aidera à être plus performants », a-t-il ajouté, avant d’assurer : « Cela permettra de créer une entreprise plus rapide et plus compétitive pour la majorité d’entre nous qui va rester. »

La direction du groupe précise que les postes supprimés seront essentiellement des postes de bureau, pas des fonctions opérationnelles. En avril, BP avait déjà annoncé – à l’image de la plupart des grandes majors pétrolières – sa volonté de réduire massivement ses investissements dans l’exploration et la production pétrolière.

Le marché pétrolier a été confronté depuis début mars à une double crise inédite : la chute brutale de la demande mondiale s’est accompagnée d’une guerre des prix entre certains des plus gros pays producteurs, l’Arabie saoudite et la Russie. Les cours du baril ont connu, en avril, des niveaux extrêmement bas : le baril de Brent, qui fait référence au niveau mondial, s’est retrouvé autour de 15 dollars fin avril, quand les prix du marché américain sont même passés en négatif pendant quelques heures, devant la peur que les stockages ne puissent plus absorber la production.

« Le prix du pétrole a plongé bien en dessous du niveau nécessaire pour que nous fassions des bénéfices. Nous dépensons beaucoup, beaucoup plus que ce que nous gagnons – je parle de millions de dollars, chaque jour », a expliqué M. Looney.

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« Carnage social »

Avant la crise, le directeur général de BP avait présenté un plan de transformation qui prévoyait de diminuer la taille du groupe et de le rendre progressivement moins dépendant des énergies fossiles. Comme d’autres compagnies pétrolières européennes, BP s’est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050 – sans détailler de manière précise comment il comptait parvenir à cet objectif.

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