Economie

Objets connectés: la vérité sur le rendez-vous manqué de Sigfox

Quand, le 12 février 2014, l’avion présidentiel s’envole pour la Silicon Valley, Ludovic Le Moan fait partie des patrons qui accompagnent François Hollande. Cet ingénieur fort en gueule est l’un des pères fondateurs de l’IoT, l’Internet des objets. Il a lancé un réseau à bas débit sur lequel des objets peuvent communiquer et envoyer des messages. Emballée, la presse encense le “chaman des objets connectés”, “l’homme qui vaudra un milliard”. En 2016, Sigfox lève 150 millions d’euros, le tour de table le plus important réalisé alors par une start-up française. L’entreprise toulousaine devient un porte-étendard de la French Tech.

Infrastructures maison

Sept ans plus tard, autre ambiance. En septembre 2020, Sigfox s’est séparé de 47 salariés, 10% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan social. Le patron a été débarqué en février 2021, remplacé par Jeremy Prince, le président de la filiale américaine. Depuis trois ans, Sigfox ne communique plus son chiffre d’affaires – 60 millions d’euros en 2018 -, la société se contente d’afficher le nombre d’objets raccordés à son réseau: 18 millions, loin de l’ambition de connecter “un milliard d’objets en 2023”. Quant à l’introduction en Bourse, il n’en est plus question.

Pour comprendre où en est Sigfox, il faut revenir à son histoire. Le pionnier


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