Economie

Comment BNP Paribas relocalise ses ambitions


Quelle idée Jean-Laurent Bonnafé a-t-il derrière la tête lorsqu’il envisage de se séparer de Bank of the West? Selon Reuters, le directeur général de BNP Paribas pourrait obtenir de sa filiale et pépite américaine jusqu’à 15 milliards de dollars – plus de 22 fois son résultat net. JPMorgan et Goldman Sachs auraient été mandatés.

La banque de la rue d’Antin a su faire fructifier cette petite banque californienne qu’elle avait acquise un peu par hasard en 1979, à une époque où elle multipliait les acquisitions internationales. Depuis, la filiale ne s’est jamais vraiment intégrée à sa maison mère, ce qui ne l’a pas empêché de se renforcer. Avec son bilan de 96 milliards de dollars d’actifs et une part de marché de 3,2% des dépôts dans ses trois principaux Etats (Californie, Colorado, Oregon), elle est un beau poids moyen de la banque de détail américaine. Or, les prix grimpent sur ce marché, plus fragmenté et mieux valorisé que celui des banques européennes, plombées par les taux bas voire négatifs.

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Fantasme Société générale

“BNP Paribas considère Bank of the West comme une poire pour la soif”, explique un banquier d’affaires, qui croit en la piste d’une acquisition d’envergure. En d’autres termes, cette


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