Economie

Au cinéma, en attendant le 22 juin, « il faut prendre le spectateur par la main »

Sur l’aérodrome du Breuil (Loir-et- Cher), transformé en drive-in.

La pluie s’est apaisée juste à temps pour la projection nocturne de Bohemian Rhapsody, lundi 15 juin. Près d’un champ de blé qui attend sa moisson, sur l’aérodrome du Breuil (Loir-et- Cher), le complexe blésois Cap’Ciné inaugurait un drive-in géant, pour 250 véhicules. Des collectionneurs de vieilles Ford sont arrivés tôt, afin d’occuper le premier rang. Une fréquence radio spécifique a été créée pour permettre à chacun d’écouter la bande-son depuis son autoradio. Trois food trucks ont été déployés, parmi lesquels ce fabricant de chichis et de barbe à papa dont les parfums taquinaient les narines des spectateurs baissant régulièrement leur vitre pour libérer la buée.

Un « préalable »

« 2019 a été notre meilleure année depuis vingt ans, avec 420 000 entrées pour onze salles et 2 150 fauteuils. Aujourd’hui, c’est comme si on repartait de zéro », explique Sébastien Vansteene, le directeur du complexe Cap’Ciné installé en périphérie de Blois, qui se demande si la réouverture des cinémas annoncée pour le 22 juin à minuit suffira à faire revenir son public. « Je pense qu’il faut prendre le spectateur par la main, lui redonner le goût du cinéma, et le drive-in est un sas de réadaptation, préalable au retour dans les salles obscures ».

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M. Vansteene avait d’abord envisagé le recours au parking de son établissement. Avant que le conseil départemental du Loir-et-Cher, en quête d’un projet culturel pour marquer le début de l’été, ne lui mette son vaste aérodrome – un équipement étalé sur 224 ha – à disposition. Un écran gonflable de 110 m2 a ainsi été installé, et des espaces de 15 m2 imaginés pour chaque véhicule.

Grâce à une enveloppe du département d’un montant de 60 000 euros, l’opération va pouvoir s’étendre jusqu’au 1er août, avec un film différent chaque soir. « Pour ne pas offrir de concurrence frontale, la priorité a été mise sur les films plus ou moins anciens mais tous emblématiques », précise M. Vansteene. A l’exception de De Gaulle, biopic sorti en salle juste avant le confinement et programmé ici le 18 juin, la part belle est donc offerte à des productions déjà largement connues du grand public comme La La Land, Avengers, Scarface ou encore Grease.

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