Economie

80 Rafale aux Emirats: les dessous d’un contrat historique


C’est ce qu’on appellerait le “contrat du siècle”, si l’expression n’avait été un rien galvaudée. Moins de trois mois après l’uppercut de l’annulation du contrat de sous-marins australiens, le camp français prend une revanche éclatante. Comme révélé par Challenges le 17 novembre, les Emirats Arabes Unis ont annoncé, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron vendredi 3 décembre, la commande de 80 chasseurs Rafale dans son standard F4, le plus gros contrat export de l’histoire de l’avion de combat français. Cette commande monumentale, 16 milliards d’euros armement compris, confirme l’année exceptionnelle pour l’appareil de Dassault. Avec la commande supplémentaire de 30 avions par l’Egypte (en plus des 24 déjà achetés), et les commandes de la Grèce (24 avions), et de la Croatie (12 appareils d’occasion), la prise de commandes 2021 atteint 166 avions en un an. Un chiffre inédit, qui correspond à 16 ans de production du Rafale au rythme actuel.

Cette commande, en tous points historique, n’efface évidemment pas le traumatisme des sous-marins australiens, une humiliation qui risque de poursuivre longtemps l’industrie de défense française. Mais elle compense largement, sur le plan financier, le manque à gagner lié à la décision de Canberra. Pas convaincu? Prenons notre calculatrice. Le contrat australien était estimé à 35 milliards d’euros,


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