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La référence des maxi-scooters a su imposer sa patte sportive depuis son lancement en 2001. La huitième génération de Yamaha TMax ne fait pas exception avec en complément une dotation de haut vol et un équipement pléthorique.

La star des maxi-scooters n’a pas pris une ride. En 21 ans de carrière, le TMax de Yamaha a régné sans partage sur un segment qu’il a créé, celui de l’urbain sportif et confort. La concurrence a su se tailler une part du gâteau mais le succès du TMax demeure, puisque ce sont aujourd’hui 350 000 exemplaires qui se sont écoulés à travers le monde, dont 85 % en Europe.

Pour cette huitième génération, Yamaha a souhaité lisser un peu l’image agressive de son scooter, avec notamment un design plus élégant, moins anguleux et un équipement de confort en hausse. Le regard est moins marqué mais Full LED, idem en ce qui concerne l’arrière, tout en sobriété. La grande nouveauté c’est le pare-brise, dorénavant réglable électriquement sur cette version Tech Max, la finition haut de gamme qui constitue l’essentiel des ventes. En position haute, il offre une excellente protection.

De manière générale le bolide conserve sa forme type boomerang spécifique et sa longue selle, que l’on peut dorénavant régler pour le pilote. Les petits comme les grands gabarits trouvent facilement leur place. Les grandes jambes ont toujours un peu de mal à se caler derrière le tablier et touchent le guidon au niveau des genoux pour les manœuvres au ralenti. Pour le reste, c’est assez confort avec sur cette version des poignées et une selle chauffantes appréciables lors des fraîches matinées.

Bien pensé

À l’heure où les multiples options et accessoires transforment les guidons en console d’enregistrement avec des commodos surchargés de boutons, Yamaha a eu la bonne idée de simplifier tout cela, et c’est plutôt agréable. Les commodos de base sont bien présents, mais on a dorénavant un petit joystick à gauche qui permet d’accéder à l’essentiel des réglages et informations indiqués sur le nouvel écran TFT de 7 pouces. Cette instrumentation n’est pas tactile mais son ergonomie est d’une grande simplicité et on se fait vite au petit joystick qui laisse la possibilité de modifier l’ergonomie des informations, comme le réglage du pare-brise, le mode de pilotage choisi (Touring ou Sport), ou encore la navigation si votre smartphone est équipé du système développé par Garmin.

En un clin d’œil, le bloc compteur se transforme en GPS ultra-complet et lisible, à condition d’opter pour l’application dédiée et d’être en bluetooth ou connecté via la prise USB dans la boîte à gants. Un système vraiment intéressant même si l’on aurait préféré l’Apple CarPlay qui autorise l’accès à d’autres applications, de se passer d’un abonnement et d’obtenir la cartographie sans avoir à la télécharger. Dommage car du point de vue de l’instrumentation, c’est un sans-faute de la part du Japonais. Yamaha n’a pas lésiné sur l’électronique puisque tout se gère depuis la SmartKey, de l’ouverture de la trappe à carburant au blocage de la béquille centrale pour éviter les vols, en passant par l’ouverture de la selle qui cache un coffre pour un intégral.

Pure rider

L’électronique est aussi présente pour optimiser le comportement dynamique du TMax. Deux modes permettent d’agir sur la réactivité de l’accélération via un ride-by-wire, un contrôle de l’ouverture des gaz et un système de contrôle de traction. Rouler sport ou à l’économie, avec une consommation vraiment raisonnable, le pilote a le choix.

Comme toujours, le TMax est un régal de maniabilité, c’est l’un des scooters les plus faciles à prendre en main et on ne se retrouve jamais piégé. La partie-cycle et la mécanique ont été conservées de la génération précédente, Yamaha étant conscient que c’était ce qui faisait la richesse de son produit. Le bloc de 560 cm3 délivre sa puissance dès les premiers tours et offre une excellente allonge jusqu’au-delà des limitations.

La suspension encaisse les chocs avec toutefois un peu de fermeté sur revêtements accidentés, et les prises d’angle se font les yeux fermés. La nouvelle monte pneumatique Bridgestone est, elle, parfaitement adaptée. Le TMax est sans conteste le véhicule le plus facile du moment, en solo comme en duo. En complément, on trouve un freinage puissant à l’avant comme à l’arrière avec parfois un ABS un peu intrusif lorsqu’on pousse la machine dans ses retranchements. C’est si facile à manier qu’il vaut mieux se limiter en courbe si l’on ne veut pas retrouver la béquille centrale biseautée en quelques kilomètres.

Pour ne rien gâcher, la sonorité spécifique de l’échappement est soignée et flatte la mécanique. Difficile de trouver de véritable défaut à ce maxi-scooter si ce n’est son prix de vente, qui a encore augmenté, pour se placer juste en dessous
des 15 000 €.

NOTRE VERDICT

Le TMax s’impose en leader dans sa catégorie, à la fois sportif, cossu et bien équipé, mais s’assagit au fil du temps.

On aime +

  • Équipement pléthorique
  • Comportement dynamique inégalé
  • Caractère

On aime –

  • Système Garmin complexe
  • Tarif élevé

FICHE TECHNIQUE

Yamaha Tlax Tech Max :  à partir de 14 799 €

Conduire

Moteur : type bicylindre parallèle, 4T, refroidissement liquide. Injection électronique, 4 soupapes, 562 cm3

Transmission : par courroie

Embrayage : automatique

Puissance (ch à tr/min) : 47,5 à 7 500

Couple (Nm à tr/min) : 55,7 à 5 250

Poids (kg) : 220

Longueur (m) : 2,19

Empattement (m) : 1,57

Hauteur de selle (mm) : 800

Garde au sol (mm) : 135

Réservoir (l) : 15

Pneus de série AV-AR : 120/70 R 15 – 160/60 R 15

Suspension AV : inversée Ø 41 mm, déb. 120 mm, non réglable

Suspension AR : mono-amortisseur, déb. 117 mm, réglable en précharge

Freins AV : 2 disques Ø 267 mm, étriers radiaux 4 pistons, ABS

Freins AR : 1 disque Ø 282 mm, étrier simple piston, ABS

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