Auto-Moto

Midnight Garage festival : Rock show !


Le Midnight Garage Festival, c’est l’événement qui mélange culture street, lifestyle, moto et auto. Le temps d’un weekend, la tour Montparnasse était l’épicentre de la coolitude motorisée. Auto-moto y est passé pour vous raconter l’ambiance de cette 5e édition.

Photos : Hamdi Ben Lagha

Souvent dans les films américains, il y a toujours des fêtes incroyables où une bande d’amis ramènent de superbes bécanes, de la bonne musique et où tout un tas de trucs cool se passent. Vous voyez le genre ? Le Midnight Garage c’est un peu ça, une soirée entre potes qui a un peu trop bien tournée. « Au début, l’idée c’était d’apporter quelques marques, des nouveautés et de montrer des préparations. Et puis, les années suivantes il y a eu de plus en plus de monde, jusqu’à 700 personnes, c’était le bordel au point que la police est venue ! Alors, on a fait les choses autrement, d’une manière plus organisée et plus officielle » raconte John, l’organisateur qui a lancé le festival avec sa bande. Le rassemblement est devenu un événement majeur du monde auto-moto et lifestyle et quand John observe son propre travail, il semble presque surpris de l’ampleur du résultat final.

Rock show !

Je ne fais pas un pas sans reconnaitre un visage familier. J’ai l’impression de voir défiler mon fil Instagram ! Entre influenceurs, préparateurs et engins de rêve, le Midnight Garage c’est un véritable show à l’américaine. Devant moi, un ring sur lequel se déroule un combat de boxe, les motos servent de décor quand elles ne servent pas tout simplement à sauter par-dessus pour une démonstration de skate. La musique résonne et je me rends compte que ce n’est pas un simple showroom, c’est l’occasion de faire sortir la moto de son monde et d’en faire un objet de culture populaire. « Une marque comme Yamaha est liée à la culture de la rue au travers des motocross et du streetwear. C’est plus qu’un fabricant de moto ! » m’explique Maxime de Crispy Club. Le petit préparateur s’est réapproprié les codes et l’histoire de Yamaha en transformant une Ténéré 700 moderne pour lui faire ressembler à une 1VJ, la moto du Dakar des années 80. D’ailleurs le stand Yamaha est rempli de vieilles Ténéré, toutes sont comme neuves, restaurées par Crispy.

Travail sur l’identité de marque

Plus efficace qu’un discours marketing bien rodé, la passion de ces artisans qui font revivre l’histoire est un trésor pour les grandes marques. BMW, Honda, Yamaha et même Alpine sont présents et ils y mettent les moyens. Grands stands, animations et représentants sont là tout le weekend pour associer leur image à cette culture street. « Il y a une sorte de confiance puisque c’est eux qui veulent s’intégrer. Elles le font en prenant une thématique, historique souvent comme l’Africa Twin chez Honda » explique John.

Pendant le festival, chacun cherche les tendances et peaufine son message. Des déjeuners et autres table-rondes sont organisés durant tout le weekend pour favoriser les échanges avec le public, avec les professionnels mais surtout avec les animateurs du monde digital. Les influenceurs sont partout dans le salon et sur les réseaux sociaux et sont très prisés des constructeurs pour l’image glamour et lifestyle qu’ils apportent.

Mais les vraies stars se sont les préparateurs. Les petits artisans ont gagné en légitimité aux yeux des constructeurs grâce à un travail rationalisé. « On trouve moins de géo Trouvetou qui découpent des cadres » me dit un représentant de marque. Le milieu s’est professionnalisé. « La priorité c’est la sécurité, on fait un gros travail de conception et d’ingénierie pour s’assurer que nos modifications ne portent pas préjudice à la moto » détaille Robin de Hedgehog Motocycles, un petit préparateur de Montpellier. BMW expose sur son stand une R18, le rutilant gros custom, qu’ils ont revisité pour faire revivre l’esprit des années 30.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il côtoie des véhicules électriques comme le CE02, vision munichoise de la micro-mobilité de demain et le iX, un SUV 100% branché.

Présent et futur

Les constructeurs n’hésitent pas justement à jouer sur les deux tableaux, « on n’oublie pas les moteurs thermiques mais on parle aussi du futur, puisque c’est une vitrine pour ces véhicules-là » me dit-on chez Honda. Mélange étonnant entre la nostalgie d’un monde thermique voué à disparaitre et d’un futur qui ne fait pas encore rêver. Alors chez Honda on célèbre la CBR Fireblade de 1992 en projetant ses couleurs mythiques sur une CBR1000RR moderne. Et juste à côté se trouve une Honda-e, le véhicule électrique de la marque. « On suit la vague du vintage, pour le coté affectif. Pas mal de gens ont connu ces motos directement ou au travers de leurs parents. Ils veulent revivre ça. » décrypte Jean-Baptiste Blin du concessionnaire Honda Folie Méricourt. Tendance d’une époque où la vitesse est bannie, il faut raconter une histoire en jouant sur l’identification au produit et l’affectif. Et pourquoi pas s’en servir pour faire accepter la mobilité électrique au passage.

L’automobile a fait sa place pour cette édition. Alpine est partenaire du festival et ses A110 s’intègrent parfaitement avec leur esprit néo-rétro et leur philosophie « light is right ». Et puis je tombe sur un troupeau de Porsche 911, celles de Machine Revival. La magie de ce préparateur lyonnais ? Le Restomod. Prendre des voitures à l’identité forte, les restaurer et les moderniser. Résultat ? Des pièces uniques, véritables œuvres d’art qui dépassent les 200 000 euros.

Passion authentique

Et l’histoire de potes dans tout ça ? Une vieille moto Jawa poussiéreuse au milieu du clinquant fait un peu tache dans le décor. « Elle reflète ce qu’on a vécu et ce que je vis profondément avec moi-même ». Ce philosophe, c’est l’acolyte de John, Maurice, un restaurateur qui n’aime pas l’électronique. Ensemble ils ont traversé l’Europe, Maurice sur sa vieille brèle. « Elle tombe tout le temps en panne ! Mais du coup, on est obligé de prendre le temps et on fait des rencontres. Avec une BMW GS tu traces, tu ne rencontres personne. ». La passion reste authentique dans le Garage et ce festival sert avant tout à se rassembler et partager. « L’important c’est de rouler avec les potes, ce n’est pas la performance mais une prolongation de soi » conclut John.

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