Economie

L’impressionnant rebond post-Covid d’Airbus – Challenges


Airbus a de nouveau revu à la hausse ses prévisions financières pour 2021 après avoir publié jeudi 28 octobre un bénéfice net de 404 millions d’euros au troisième trimestre, traduisant la reprise progressive de ses activités. Le constructeur européen, qui avait essuyé une perte nette de 767 millions d’euros un an plus tôt en raison notamment du financement des mesures sociales liées aux suppressions de postes décidées face à la crise du Covid-19, a livré 424 avions depuis le début de l’année, contre 341 sur la même période l’année dernière.

Mais, avec moins de livraisons au troisième trimestre en raison d’un effet de rattrapage l’an passé après la période de confinement, son chiffre d’affaires a fléchi de 6%, à 10,518 milliards d’euros. La livraison est le moment où le client paie l’essentiel de la facture de l’avion. Airbus table toujours sur 600 livraisons en 2021, contre 566 l’an passé.

 

A fin septembre, son bénéfice net s’établit à 2,6 milliards d’euros, pour des ventes en hausse de 17%, à 35,2 milliards. Ces résultats “reflètent une bonne performance de l’ensemble de l’entreprise ainsi que l’attention portée à la réduction des coûts et à la compétitivité”, selon le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, cité dans un communiqué. L’avionneur revoit donc à nouveau à la hausse ses prévisions pour l’année, après les avoir déjà relevées fin juillet. Airbus compte désormais réaliser un bénéfice opérationnel ajusté de 4,5 milliards d’euros cette année, contre 4 milliards envisagés jusque-là, et table sur un flux de trésorerie disponible revu à la hausse à 2,5 milliards d’euros.

Bénéfice de 3,4 milliards d’euros

L’essentiel semble fait alors que le dernier trimestre voit habituellement le nombre de livraisons grimper: sur les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice opérationnel ajusté est de 3,4 milliards d’euros, et son flux de trésorerie disponible de 2,3 milliards. L’avionneur, qui a entamé une forte montée en cadence de sa production, tablant sur une forte reprise de la demande de compagnies aériennes avides de renouveler leur flotte une fois la crise passée, a toutefois adapté à la marge le rythme de sa montée en puissance. “Alors que la reprise mondiale se poursuit, nous surveillons de près les risques potentiels auxquels est exposé notre secteur”, explique Guillaume Faury.

 

Le constructeur, qui produisait 40 monocouloirs de la famille A320 par mois pendant la crise, doit remonter au quatrième trimestre à 45 appareils mensuels et table désormais sur 65 appareils par mois à l’été 2023, contre 64 mensuels au deuxième trimestre 2023 jusque-là. Il s’agit, selon Guillaume Faury, de “sécuriser la montée en cadence de la famille A320 tout en nous assurant que les capacités adaptées en termes industriels et dans la chaîne de fournisseurs sont en place”.

 

Il a également décalé de l’automne 2022 à “début 2023” son intention d’augmenter la production de 5 à 6 appareils produits chaque mois pour son gros porteur A350. Il a en revanche décidé de passer “d’ici à fin 2022” de deux à trois le nombre d’A330 produits chaque mois.

 

(avec AFP)


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