Technologie

nouvelle polémique en vue pour Facebook ?


Facebook a une nouvelle épine dans le pied. Un lanceur d’alerte supplémentaire a témoigné sous serment auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), qui supervise les sociétés cotées en bourse. Le Washington Post a eu accès au document et s’est entretenu avec lui. Il s’agit d’un ancien membre de l’équipe « intégrité » de Facebook. Cette source relève exactement les mêmes travers que ceux mis en relief par Frances Haugen. Mais il mentionne, en plus, des paroles étonnantes tenues par des responsables de Facebook.

« Nous continuons à faire de l’argent, et tout va bien »

Il raconte, alors que la question de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle faisait débat en 2017, avoir entendu le responsable de la communication Tucker Bounds déclarer :

 « Ce ne sera qu’un feu de paille. Certains parlementaires vont s’énerver. Et puis dans quelques semaines, ils passeront à autre chose. Pendant ce temps, nous continuons à faire de l’argent en coulisse, et tout va bien. »

Le lanceur d’alerte a également signalé que l’équipe de politique publique de Facebook, dirigée par l’ancien responsable de l’administration Bush Joel Kaplan, avait défendu le principe d’une « liste blanche » qui aurait permis au média complotiste et d’extrême droite Breitbart News, et d’autres de ne pas être soumis aux règles contre la désinformation de Facebook.

Tucker Bounds et Joel Kaplan nient avoir tenu de tels propos.

La direction aurait également​​ régulièrement sapé les efforts de lutte contre la désinformation, les discours de haine et d’autres contenus problématiques par peur de mettre en colère le président Donald Trump ou ses alliés politiques. Le groupe avait aussi peur de freiner sa croissance.

A découvrir aussi en vidéo :

« Concentrons-nous sur ce qui est positif » 

Le lanceur d’alerte reproche, en outre, à Facebook de ne pas voir été assez ferme contre les discours de haine diffusés au moment du massacre des Rohingya au Myanmar. Au point de conclure violemment :

« En travaillant pour Facebook, j’ai aussi participé au génocide. »

Là encore, Facebook s’insurge contre cette position :

« L’approche de Facebook au Myanmar aujourd’hui est fondamentalement différente de ce qu’elle était en 2017, et les allégations selon lesquelles nous n’avons pas investi dans la sûreté et la sécurité dans le pays sont fausses », a déclaré le porte-parole de Facebook Eric McPike.

La source anonyme critique enfin la gestion des groupes en ligne qui seraient mal surveillés, voire pas du tout. Certains seraient à l’origine des émeutes du Capitole. D’autres verseraient dans la criminalité, le commerce illégal de drogues et d’antiquités. Après avoir fait part de ses inquiétudes à ce sujet en interne, un responsable de Facebook lui aurait répondu :

« Nous devons nous concentrer sur ce qui est positif »

Facebook a fait observer au Washington Post qu’il était discutable de s’appuyer sur cette seule source qui cite des propos ne pouvant être corroborés.

Ces informations tombent en tout cas juste au moment où les documents récupérés par Frances Haugen ont été analysés par de nouveaux médias dont Le Monde. Ils montrent que Facebook consacre davantage de moyens à limiter ses effets nocifs aux États-Unis que dans le reste du monde où les conséquences sont pourtant encore plus désastreuses comme en Inde. Ils prouvent aussi que le réseau social a été complètement dépassé par les débordements qui ont eu lieu lors de la dernière élection présidentielle américaine.

Source : The Washington Post


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