Economie

Ingérences étrangères: la DGSI change de braquet


La décision remonte au mois de juillet 2021. Inquiet du nombre croissant d’ingérences étrangères visant le monde de la recherche, le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, s’en ouvre à Nicolas Lerner, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Dans la foulée, le service de renseignement basé à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), qui a historiquement la main sur le sujet, décide de mettre en œuvre un plan d’action. Il prévoit d’envoyer plus fréquemment les contre-espions de la sous-direction K, spécialisée dans la contre-ingérence économique, au contact du monde de la recherche (présidents d’Universités et d’établissements de recherche, directeurs d’unités…). Le service entend profiter de ces échanges pour faire de la pédagogie autour des outils permettant de contenir ces raids étrangers, comme les zones à régime restrictif (ZRR) qui délimitent l’espace dans lequel peuvent travailler étudiants et doctorants. La DGSI choisit aussi de muscler son dispositif de prévention en consacrant au moins une fois par an, l’un de ses “Flash ingérence économique” à la question de la recherche – le premier a été envoyé ce lundi 25 octobre.

“Les atteintes ou vulnérabilités détectées dans le monde de la recherche dépassent les 200 cas chaque année, précise à Challenges


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