Politiques

Valérie Pécresse propose de supprimer “150 000 postes dans l’administration”


A six semaines de la primaire à droite, Valérie Pécresse dégaine ses mesures. Dans un entretien accordé à L’Opinion, lundi 18 octobre, la candidate à l’investiture des Républicains à l’élection présidentielle propose de supprimer “150 000 postes” dans “l’administration administrante” durant le prochain quinquennat. “L’Etat doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser”, insiste la présidente de la région Ile-de-France, qui brigue les votes des adhérents LR lors du congrès du 4 décembre face à ses deux principaux rivaux Michel Barnier et Xavier Bertrand.

“Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale”, ajoute-t-elle, énumérant “la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’Etat pour supprimer les doublons”. En septembre, Valérie Pécresse avait déjà évoqué la réduction “en cinq ans de 10% de l’administration administrante, c’est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures”.

Sur Twitter, l’actuelle ministre de la transformation et de la fonction publiques ne s’est pas gênée pour dire ce qu’elle pensait de cette initiative. “L’administration administrante n’existe que dans les interviews de Valérie Pécresse, a réagi Amélie de Montchalin. Cette expression bien floue traduit le manque de vision de l’État à droite. C’est le retour de la méthode RGPP : les coupes sombres sans l’efficacité”, a-t-elle estimé, dans une allusion à la “révision générale des politiques publiques” menée durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2012. 

En 2017, François Fillon, candidat défait de la droite à la présidentielle, avait défendu la suppression de 500 000 postes d’agents publics en cinq ans. Emmanuel Macron avait quant à lui promis la suppression de 120 000 postes, 70 000 dans les collectivités territoriales et 50 000 postes dans la fonction publique d’Etat, un objectif abandonné dès juillet 2019. Le budget 2022 confirme une stabilité des effectifs de la fonction publique d’Etat durant l’ensemble du quinquennat.




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