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Apple Watch Series 7 : le test complet

On attendait un renouveau total du design, davantage inspiré de celui des iPhone 12 et 13, ainsi que des iPad Pro, Apple a finalement fait évoluer sa Watch de manière beaucoup plus discrète en apparence. La montre connectée la plus populaire, si on se réfère aux ventes, conserve les mêmes formes, agrandit légèrement son boîtier pour étirer son écran de manière significative. Dans un même élan, le géant de Cupertino a annoncé avoir accéléré sa vitesse de recharge, grâce à un socle de chargement relié à un nouveau câble USB-C. Des améliorations, deci-delà, et une question : faut-il sauter le pas ?

Un boîtier presque inchangé, un écran qui s’agrandit

Commençons évidemment par le plus visible, le plus nouveau. Apple a donc accordé un sursis au boîtier aux arêtes arrondies tel qu’on le connaît, à quelques minuscules ajustements et évolutions près, depuis le lancement de la première Watch en avril 2015.  

Fort logiquement, on retrouve la couronne digitale et le large bouton sur le côté gauche (selon toute vraisemblance, si vous la portez au poignet droit), le micro entre les deux, et le haut-parleur à l’opposé.

Caché contre votre poignet, on trouve le capteur cardiaque de deuxième génération, qui permet toujours de réaliser un ECG à n’importe quel moment. L’oxymètre, introduit l’an dernier avec la Series 6, est également présent, et assure la mesure du taux d’oxygène dans votre sang. Ils sont tous deux pratiques pour s’amuser un peu, pour assurer un suivi médical nécessaire, ou en données d’appoint pour suivre l’évolution de votre condition physique.

Retournons la montre, face supérieure vers le haut. Lorsque l’écran est éteint – on ne parle là du mode always on, toujours présent, qui réduit la luminosité de la dalle tout en maintenant l’affichage, on ne note pas immédiatement que le boîtier est légèrement plus grand. Il faut en effet prêter attention pour relever le gain d’un peu plus d’un millimètre en hauteur et de quelques dixièmes de millimètre en largeur. Notons que la profondeur, elle, n’évolue pas, et c’est tant mieux, car l’épaisseur d’une montre peut vite être pénible au quotidien quand elle gêne les mouvements d’une manche de chemise ou de manteau.
Enfin, cet accroissement léger de la taille s’accompagne d’une hausse du poids, rien de catastrophique, on parle de 2,4 g en plus sur le modèle que nous avons testé (boîtier en aluminium de 45 mm).

Et ce léger embonpoint est vite oublié quand on allume l’écran, qui a été totalement repensé par Apple du point de vue de la fabrication et de l’assemblage. Ceci afin de donner l’impression que le verre est le prolongement direct et naturel du boîtier métallique, tout en étant à la fois plus robuste et plus spacieux.
On ne se trouve évidemment pas face à un écran de 65 pouces, mais on sent que l’affichage est plus large, et surtout que les bordures sont plus discrètes. Elles sont 40% plus fines, pour être précis, et ne mesurent plus que 1,7 mm. Cela permet à Apple d’annoncer 20% de surface d’affichage supplémentaire par rapport à la Series 6 et 50% par rapport à la Series 3.

La dalle OLED (LPTO) conserve de belle couleur, un contraste infini, évidemment, et une luminosité qui permettra de lire l’heure ou des messages même en plein soleil. Elle affiche une luminosité moyenne à 594 cd/m2 et des pics de luminosité flirtant avec les 884 cd/m2. Apple tient donc en grande partie sa promesse

WatchOS 8, compagnon optimisé

Au quotidien, cela se sent dès le clavier numérique, qui vous permet de saisir votre code. Les boutons sont un peu plus larges. Multiplier les usages multipliera les occasions de constater ce gain de confort. De la calculatrice, où les boutons sont plus gros, à l’appli Mail ou Messages, qui affichent davantage de texte, notamment dans la largeur de l’écran. On pense à travers mille détails qu’on a gagné en surface d’affichage.

Apple a profité de ce changement de taille pour introduire un « clavier complet », pour pouvoir saisir des messages plus personnalisés que ceux prédéfinis. En plus du mode « Griffonner », qui vous invite à dessiner les lettres une à une, il est possible désormais de taper lettre par lettre ou en glissant votre doigt de caractère en caractère, ce qui est plus rapide. Deux regrets toutefois, né l’un de l’autre. D’une part, les touches virtuelles sont encore un peu petites – on vous recommanderait donc plutôt d’utiliser le glissement de doigt. D’autre part, malgré nos efforts, le clavier s’est évertué à rester en anglais sur notre modèle de test, ce qui gâche un peu le plaisir d’utilisation et la pertinence de l’outil, puisque le dictionnaire correspondant est en anglais lui aussi… Autant dire que glisser le doigt revient en l’espèce à produire des mots différents de ceux que vous souhaitiez…

Par ailleurs, WatchOS 8 offre une expérience d’utilisation tout en fluidité et réactivité. On doit quelques fois patienter une ou deux secondes devant le chargement d’une application, mais plutôt rarement, et c’est systématiquement quand il s’agit d’une application qui doit récupérer du contenu un peu lourd, comme les mails ou l’App Store, par exemple. Le processeur S7, nouvelle itération du SiP d’Apple, adapté de l’A13 Bionic (et non de l’A14 Bionic), assure donc la puissance qu’il faut, quand il faut – même si on pourra toujours ergoter que toutes les applications pourraient se lancer instantanément.

Cela fait quelques générations que l’architecture embarquée dans la Watch offre assez de répondant pour que l’interface soit fluide et que les applications d’Apple et des éditeurs tiers soient plaisantes à utiliser. Il est important de signaler que sur ce point, l’App Store de la watchOS est particulièrement riche, et qu’il est facile d’installer des applications, soit depuis son iPhone, soit depuis la Watch elle-même.

L’interface est également un exemple du genre. Il suffit d’avoir souffert sous l’ancien Wear OS quelques jours pour saluer le travail effectué par Apple. Que vous choisissiez le nuage d’applications ou une liste plus classique, que vous préfériez un accès rapide par favoris ou aux dernières applis exécutées, il est vraiment facile d’évoluer dans l’interface de la Watch, et de lancer l’appli désirée en quelques secondes.

D’autant que les complications, ces petits raccourcis personnalisables sur les cadrans de la Watch vous permettent de toujours avoir les applis les plus utiles ou utilisées sous vos yeux. La Watch Series 7 profitent de trois cadrans exclusifs. Contour, qui met en valeur le gain en surface d’affichage en centrifugeant les chiffres des heures sur le pourtour de la montre. Modulaire duo, qui met en avant l’heure, et deux grosses complications, plus une plus petite. Enfin, Horloge mondiale, qui est jolie à défaut d’être facilement lisible du premier coup d’œil, et vous permet de savoir si vous risquez de réveiller votre cousin germain qui vit à Caracas, Denver, Auckland ou encore Bangkok.

L’interface, l’écran tactile et les interactions proposés par le bouton latéral et la couronne digitale offrent donc une expérience très aboutie. Ce qui n’est pas plus mal, car Siri est encore soumis à quelques aléas de compréhension et de réactivité. L’assistant personnel embarqué dans la Watch ne manque pas de volonté de bien faire, ce serait même plutôt le contraire, puisqu’il s’active souvent à tort et à travers. Par ailleurs, il mouline parfois sans raison et met quelques trop longues secondes pour simplement lancer un compte à rebours ou lancer un exercice, alors qu’on peut le faire soi-même du bout du doigt en trois fois moins de temps.

WatchOS 8 et la Series 7 offrent aussi aux sportifs une petite série d’ajouts et de nouveautés bienvenus. Ainsi, la détection de chute est désormais étendue à toutes les activités incluses dans l’application Exercice. Un bon moyen de rassurer un.e conjoint.e quand vous faites une longue sortie au petit matin en courant ou à vélo. Et pour les fans de cyclisme qui ne compteraient pas sur une application dédiée comme Strava, sachez que la Watch est désormais capable de détecter lorsque vous démarrez une activité sans en avertir la montre. Selon notre expérience, elle met entre une minute et une minute vingt avant de s’activer, ce qui ne vous fait pas rater trop de kilomètre engloutis, sauf si vous êtes particulièrement rapide.

Précisons que les ingénieurs d’Apple ont réussi à faire en sorte que cette Series 7 puisse être estampillée IP6X. Ce qui signifie qu’elle est résistante à la poussière, que ce soit celle de votre grenier ou celle levée par une tempête dans le désert. Ça marche aussi avec le sable d’une plage sur laquelle vous construisez une réplique de Carcassonne, bien entendu. Oui, il est possible que cela ne change pas votre vie, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour les sportifs qui s’exercent avec la Watch et à qui ils arrivent de mordre la poussière, cela veut dire beaucoup.

Autonomie et recharge

Évidemment, selon que vous solliciterez ou non le GPS, la connexion 4G (si vous avez opté pour un modèle compatible), et les capteurs cardiaques, l’autonomie de la Watch variera beaucoup. Dans le cadre d’un usage modéré, avec des notifications Messages et WhatsApp, quelques alertes médias et une heure de vélo, la Series 7 a tenu environ 38 heures.

Mais si vous augmentez vos usages, cumulez une sortie longue en course à pied, un aller-retour au travail à vélo et quelques appels téléphoniques, vous risquez d’avoir de la peine à tenir jusqu’à la fin de journée. Les 18 heures promises dans ce cas ne sont pas tenues, mais c’est un cas assez particulier et rare. Le fait également de l’utiliser indépendamment d’un iPhone par exemple, que vous aurez oublié chez vous, pèse beaucoup sur son autonomie. Elle cherchera davantage à se connecter d’elle-même au réseau, notamment en 4G. Dans ces cas-là, il faudra parfois recourir au mode Réserve qui maintient un minimum d’activité et d’affichage.

Quoi qu’il en soit, dans la plupart des cas, lorsqu’elle reste à portée de l’iPhone, la Watch tiendra de votre lever jusqu’à votre coucher.

Cette année, Apple a surtout travaillé sur un point faible de sa montre. Si l’autonomie peut encore progresser, un effort a été fait dans le domaine de la recharge « rapide », avec de gros guillemets en forme de pincettes.

Les équipes de Tim Cook promettent qu’en huit minutes de recharge (avec son nouveau chargeur USB-C), la Watch se recharge assez pour tenir une nuit et assurer ainsi le suivi de votre sommeil. Nous avons fait l’essai. En huit minutes, on passe de 0 à 25% de batterie, ce qui permet en effet de tenir une nuit honnête sans encombre, mais sans grasse matinée non plus !

Le gain en vitesse de charge ne s’arrête pas là. En 25 minutes, la Series 7 vous offre 50% de batterie, tandis que la Series 6 n’atteignait que 38%. En définitive, même si la progression ralentit légèrement en fin de charge, comme c’est toujours le cas pour ménager la batterie, la Watch Series 7 fait le plein en 73 minutes selon nos mesures. Là où la Series 6 mettait 86 minutes l’année dernière.

Notons que ce nouveau chargeur ne fait des « étincelles » qu’avec la nouvelle Watch, les Series de générations précédentes peuvent bien entendu être rechargées avec ce chargeur, mais à une vitesse « normale ». En revanche, évitez d’oublier votre nouveau câble dédié, car recharger la Watch Series 7 avec le chargeur d’origine est très lent. Il a ainsi fallu dix minutes à la notre Series 7 pour allumer à nouveau l’écran et indiquer un taux de charge de 7%. En 30 minutes, elle n’avait atteint que 21% de batterie, soit bien moins que les 46% de la Watch Series 6 avec le même chargeur…


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