Santé

Cette enzyme pourrait être la clé des formes sévères de la Covid-19


L’apparition d’une forme sévère de la Covid-19 dépend de nombreux facteurs comme la génétique. Des chercheurs mettent en avant la présence d’un gène antiviral qui est associé à la protection contre les symptômes les plus graves.

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L’apparition d’une forme grave de la Covid-19 est une affection à plusieurs inconnues : l’âge, le sexe, la présence de comorbiditémais aussi le patrimoine génétique. Tous ces éléments pèsent dans la balance à des degrés divers. La part génétique de la Covid sévère est l’objet de nombreuses recherches, notamment au Centre de recherche virologique de l’université de Glasgow. Dans une série d’expériences menées en collaboration avec une université brésilienne, les chercheurs mettent en avant la présence d’une enzyme, absente chez les personnes ayant des symptômes sévères de la Covid-19, qui a un effet antiviral. Leur publication vient de paraître dans Science.

Un gène antiviral

Le SARS-CoV-2 est très sensible aux interférons de type 1, acteurs indispensables de la réaction immunitaire dirigée contre lui, et à l’ensemble des gènes qui sont activés par ces derniers. Parmi eux, le gène OAS1 semble être particulièrement efficace. Il code pour un « détecteur » de l’ARN double brin présent sous deux formes : une forme libre qui nage dans le cytoplasme et une forme prénylée qui est accrochée sur la face intracellulaire de la membrane plasmique. Les deux formes, lorsqu’elles reconnaissent de l’ARN double brin dans la cellule – un signal d’alerte -, activent une enzyme appelée RNase dont la spécialité est la destruction de l’ARN. 

Une protection contre les formes graves de la Covid-19

C’est la forme membranaire d’OAS1 qui se révèle être redoutable contre le SARS-CoV-2. Grâce à sa prénylation, elle reconnaît une petite zone du génome du coronavirus fait d’ARN et bloque sa réplication. Cette capacité protégerait les personnes porteuses de la Covid-19 sévère. Dans une cohorte constituée de 499 patients atteints de la Covid-19, 42 % ne possédaient pas la forme membranaire d’OAS1. Or son absence est liée à des symptômes plus sévères de la Covid-19, tout comme la surexpression de la forme libre. Des deux formes d’OAS1, c’est la forme libre qui n’a aucune action antivirale contre la Covid-19 qui est la plus fréquente.

La présence d’OAS1 a pu préserver une fraction de la population d’une forme sévère de la Covid-19, mais les futurs variants pourraient outrepasser cette défense héritée de nos ancêtres car le gène OAS1 provient de l’Homme de Néandertal

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