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Alaphilippe, un beau champion du monde ?

Julian Alaphilippe aura porté pendant un an le maillot arc-en-ciel. Le Français a tenté de faire honneur au maillot de champion. A-t-il réussi ?

C’était le maillot de ses rêves. Vainqueur en solitaire l’an passé à Imola, Julian Alaphilippe aura porté pendant 12 mois la prestigieuse tunique de champion du monde. A l’heure de remettre son titre en jeu, ce dimanche sur les routes flandriennes, face à Wout van Aert et une meute de prétendants, le Français peut se retourner sur ces 12 derniers mois et se dire qu’il a tout donné, même s’il n’aura pas réalisé la meilleure saison de sa carrière.

La malédiction

Quelle malédiction ? Alaphilippe n’aura eu besoin que de deux courses pour s’imposer avec son maillot arc-en-ciel. Après un Liège-Bastogne-Liège maudit (il a levé les bras trop tôt, avant d’être déclassé), le coureur de la Deceuninck-Quick Step a débloqué son compteur dans la foulée en s’adjugeant la Flèche Brabançonne, devant Van der Poel et Cosnefroy. Malgré tout, Alaphilippe avoue que cette tunique irisée a été lourde à porter, en raison de l’attention dont il faisait l’objet, et surtout de la pression supplémentaire qu’il se mettait.

L’attitude

Irréprochable. Alaphilippe, parce que c’est son tempérament, a été acteur sur toutes les courses où il s’est aligné. Il a montré son maillot de champion du monde sur les classiques, en fin d’année dernière (à cause du Covid) puis cette année, et bien sûr sur le Tour de France. Il n’a jamais ménagé ses efforts, et ne s’est jamais caché. « Être champion du monde, c’était mon plus gros objectif quand je suis devenu professionnel. En plus de conquérir le maillot, j’ai fait le maximum pour l’honorer, le faire briller. Si j’avais vécu une saison blanche, en dedans, ç’aurait été très difficile à vivre. Voilà, j’ai tout donné, tout ce que j’avais à donner », confiait-il samedi dans les colonnes de L’Equipe.

Les résultats

Alaphilippe a décroché 3 succès en 2021, et 4 victoires en tant que champion du monde, en ajoutant la Flèche Brabançonne fin 2020. Cela peut paraître peu, si l’on compare à ses chiffres de 2018 et 2019 (12 victoires à chaque fois), et le Français regrettera sans doute ses deux occasions manquées sur Liège-Bastogne-Liège. Mais il aura globalement répondu présent dans les grands rendez-vous: en s’invitant à la fête sur un Tirreno-Adriatico dynamité par Van Aert, Van der Poel et Pogacar ; en s’offrant sa classique fétiche, la Flèche Wallonne, devant Roglic ; et en portant le maillot jaune du Tour de France pour la troisième année de suite après sa victoire à Landerneau. Il n’aura gardé le Jaune qu’une seule journée, ce qui est un peu à l’image de sa saison, un service minimum. Mais un service minimum selon les standards d’Alaphilippe, c’est à dire très haut de gamme.

Sa note

« Je me mettrais 7/10, a-t-il estimé dans L’Equipe. J’aurais pu gagner deux étapes au Tour de France, mais celle de Landerneau en vaut cinq car elle était tellement forte en émotions, quelques jours seulement après être devenu papa, avec le maillot de champion du monde. Gagner sur le Tour c’est toujours spécial, de plus en portant le maillot jaune pour la troisième année d’affilée. Autrefois, quand je regardais le Tour à la télé, jamais je n’aurais imaginé réaliser ce que j’ai réalisé. Alors, je me mets 8/10 parce que je ne veux pas être trop dur avec moi. »

 


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