Politiques

“Quand on prend la succession d’une telle personne il faut commencer par imprimer sa marque”, assure Claire Demesmay


Deux jours avant le scrutin législatif qui doit désigner son successeur à la tête du pays, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé, vendredi 24 septembre, les électeurs à voter pour Armin Laschet, le candidat conservateur de son parti, la CDU. “Quand on prend la succession d’une telle personne il faut commencer par imprimer sa marque”, a expliqué vendredi sur franceinfo Claire Demesmay, directrice du programme franco-allemand de l’Institut allemand de politique étrangère.

franceinfo : Est-ce que ce sera difficile pour le successeur d’Angela Merkel ?

Oui, ce sera difficile. Il y a la question du rôle des femmes, mais plus largement de qui peut être le digne héritier d’Angela Merkel qui aujourd’hui fait l’objet d’une sorte de culte en Allemagne, au-delà de son parti.

Est-ce que sa popularité écrase les candidats ?

Je pense que cela peut être un peu intimidant, mais il faut bien voir que l’on est dans un pays où les chanceliers ou les chancelières restent assez longtemps au pouvoir. Donc ça n’est pas nouveau ou spectaculaire. Donc, oui, quand on prend la succession d’une telle personne il faut commencer par imprimer sa marque.

Est-il l’heure pour l’Allemagne d’avoir un peu d’audace ?

Il y a une envie de stabilité dans ce pays et ce n’est pas un hasard si les deux challengers se revendiquent de l’héritage d’Angela Merkel. Ils ont bien compris que l’on marquait des points avec ce message. En même temps, l’Allemagne est à une époque charnière. Il y a la question de la digitalisation, de la réforme de l’ère industrielle, du modèle industriel de l’Allemagne et de la réponse au changement climatique. Donc, il y a énormément de défi. Cette campagne a été très calme. Le climat a été un sujet parce qu’il y a eu les inondations catastrophiques cet été. Mais cela a été un sujet parmi d’autres et pas celui qui fait basculer les votes.

Le départ d’Angela Merkel va-t-il peser au niveau européen ?

Cela va forcément avoir une conséquence au niveau européen parce que l’Allemagne est devenue un pays clé au fil des crises. Si l’Allemagne bloque un sujet, il n’avance pas, et si elle accepte ou soutient un projet, il avance. Donc, tout le monde regarde du côté de Berlin pour voir quelle va être la position du nouveau ou de la nouvelle chancelière mais aussi de la coalition dans son ensemble. Les partis qui arriveront au pouvoir seront pro-européens, c’est à peu près une certitude.




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