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Apple iPad mini 6 2021 256 Go Wi-Fi + 5G : le test complet

Dans la désormais grande famille des iPad, le mini occupe une place à part, qui se résume à sa taille, essentiellement, mais pas seulement. Ce n’est pas une tablette petit format d’entrée de gamme, c’est depuis plusieurs itérations le pendant de l’iPad Air – au point qu’il emprunte les mêmes puces et les mêmes accessoires. Parfois avec un peu de décalage, car l’iPad mini semble échapper aux cycles réguliers de mise à jour.

Un redesign, et des changements en cascade

En l’occurrence, l’iPad mini n’avait pas été mis à jour depuis mars 2019, et son design était quasi inchangé depuis ses origines : son écran de 7,9 pouces avait un peu évolué au fil du temps, mais était toujours marqué par de larges bordures, tandis qu’un bouton Touch ID siégeait en bas de l’écran, surmontant un port Lightning qui semblait indéboulonnable. L’iPad mini sixième du nom, qu’Apple a introduit en amont de ses nouveaux iPhone, met fin à tout cela.

Dans un boîtier légèrement plus compact, les équipes de Tim Cook ont réussi à glisser un écran de 8,3 pouces de diagonale. On a donc droit à plus d’espace d’affichage, même si les bordures noires, plus fines que celles présentes sur les iPad mini précédents et très tolérables sur les iPad Pro et Air, donnent parfois une impression inverse. Encore un petit effort…

Ce changement de design, inspiré de celui des iPad Pro, avec des tranches verticales plus franches, a impliqué une belle série de changements. Le premier se fait au niveau de l’ergonomie. Alors que la largeur du boîtier est rigoureusement identique, on tient bien mieux l’iPad mini d’une seule main, doigts écartés. Cela s’avère pratique pour différents usages, dont la prise de note rapide stylet en main – on ne se voit toujours pas prendre en note des heures de réunion ou de cours. Pour un plus grand confort, mieux vaudra pouvoir appuyer l’iPad mini sur un support horizontal.

Pourtant, sur ce front, le mini de sixième génération bénéficie d’une compatibilité inespérée avec l’Apple Pencil de deuxième génération. Il est bien plus agréable à utiliser et facile à conserver chargé, afin d’être toujours prêt, sans se retrouver le bec dans l’eau. Le stylet viendra en effet s’aimanter et se recharger sur le côté droit de la petite tablette. Tout simplement. Il en occupe toutefois toute la longueur (ou hauteur, si vous préférez l’usage en mode portrait).

Ce choix apparemment anodin a néanmoins imposé de chasser les boutons de volume sur la tranche supérieure de la tablette, dans le coin gauche. Le droit étant pris par le bouton Marche/Arrêt, où a été glissé le bouton Touch ID, comme sur l’iPad Air de dernière génération. Comme sur l’Air, le bouton d’identification biométrique est plutôt facile d’accès et s’avère très réactif. Deux petits points d’intérêt ici, tout d’abord, iPadOS 15 (et nous également) vous encourage à enregistrer les doigts de deux mains pour pouvoir déverrouiller facilement la tablette en mode portrait et paysage. Ensuite, on note qu’Apple a, une fois encore, eu le souci du détail. Que vous utilisiez l’iPad mini dans un sens ou dans un autre, le bouton pour baisser le volume est toujours celui qui est en bas ou à droite…

Enfin, au rayon des changements « physiques » notables, le port Lightning est remplacé par un port USB-C, pour commencer, ce qui ouvre la porte à quelques accessoires et usages intéressants, notamment pour les photographes, qui souhaiteraient décharger leurs appareils et visualiser leurs clichés rapidement.

Plus d’affichage, et plus de tout ce qui va avec

Revenons sur l’écran, plus grand, on l’a dit (0,4 pouce), qui s’accompagne d’une meilleure définition (2266×1488 pixels), pour une résolution identique à 326 pixels par pouce. Ce gain d’affichage se ressent et se mesure, avec un ratio d’écran (occupation de la dalle sur la façade avant) en forte progression, à 77,8% pour le l’iPad mini 2021, contre 69,4% pour le modèle 2019, et les précédents. Si les progrès sont donc réels pour accorder plus de place à l’affichage, on voit qu’Apple a encore de la marge pour faire du vrai bord à bord…

Le géant de Cupertino utilise toujours une technologie LCD – désolé, pas d’OLED, et pas de microLED non plus, comme sur le plus gros des modèles Pro. Il se pare de presque tout ce qu’Apple peut offrir en la matière, à part la technologie Pro Motion, qui permet de faire varier la vitesse de rafraîchissement de la dalle, en fonction des usages, de ce qui est affiché. On trouve ainsi la technologie P3, détournée du monde du cinéma, et qui assure la couverture d’un plus large gamut de couleurs. La technologie True Tone, qui ajuste la chaleur des couleurs de la dalle en fonction de la lumière ambiante, est également présente. Par ailleurs, la dalle est toujours laminée, afin de réduire les espaces entre les différents composants de l’écran, ce qui rend l’ensemble plus compact, moins sensible au reflet et donne une impression d’interaction directe avec l’affichage.

Du côté de la luminosité et du contraste, Apple a amélioré sa dalle par rapport à celle de la génération précédente. La luminosité excède les 500 nits annoncés, avec une mesure à 519 cd/m2. Quant au contraste, il passe de 872:1 à 1364:1, ce qui marque une belle progression, et met davantage en valeur les contenus vidéo et les photos. Avec une telle dalle, l’iPad mini continue d’être un excellent élément alternatif aux liseuses. Suffisamment confortable et reposant pour les yeux pour permettre d’être utilisé pour des marathons de lecture.

Le seul point sur lequel l’iPad mini 6 est en retrait par rapport à son aîné, c’est sur le Delta E2000, qui mesure la différence entre la vraie valeur d’une couleur et son rendu à l’écran. Le nouvel iPad mini affiche un indice de 2,01, contre 1,53 pour la génération 2019. C’est un peu moins bien, mais reste tout à fait exceptionnel. On estime qu’à 2, un œil humain averti n’arrive pas à faire la différence entre les deux interprétations de la couleur.

De la puissance, pour quoi ?

Outre ce nouveau design et cette dalle LCD plus grande qui a de quoi séduire, l’iPad mini de sixième génération emporte en son cœur l’A15 Bionic. C’est le tout dernier SoC en date sorti des laboratoires d’Apple. Il embarque six cœurs pour la partie CPU, répartis en deux cœurs haute performance et quatre cœurs moins performants, mais bien plus économes en énergie.
Comme les iPhone 13 Pro, l’iPad Air a droit à un modèle avec 5 cœurs GPU, et évidemment la partie réseau neuronal renouvelée et équipée de 16 cœurs.

Dire que l’iPad mini 2021 ne manque pas de puissance est un euphémisme. Dire qu’elle domine très largement l’iPad mini de 5e génération, sorti en 2019 et équipé d’un A12 Bionic, est une évidence.

Si l’expérience « iPad » est toujours aussi bonne, faite de fluidité, de rapidité, de variété applicative, les outils de benchs mettent quelques chiffres impressionnants sur cette domination.

Geekbench 5 lui attribue un surcroît de puissance de 110% pour la partie processeur, et de 196,5% pour la partie Compute, qui met à l’épreuve le SoC pour simuler des usages de jeux vidéo, d’édition photo ou de montage vidéo. Le nouvel iPad mini est donc un bon candidat pour devenir une petite console de jeux vidéo, surtout si vous êtes abonné à Apple Arcade, qui contient désormais quelques trésors dignes de vrais consoles portables et de salon.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Mais il vous permettra également de dessiner, retoucher des images lourdes, travailler des flux vidéo 4K, etc., si la taille de son écran vous convient – évidemment, l’arrivée de l’USB-C vous permet d’envisager plus facilement de dupliquer ou étendre l’affichage sur un écran externe.

L’iPad mini peut tout faire, ou presque. Cette polyvalence brouille un peu les pistes quand il s’agit de déterminer à qui cette tablette se destine. Pour une famille ? Oui, assurément, mais elle est un peu trop petite pour regarder des photos, vautré en grappe de parents et d’enfants sur le canapé, ou même rédiger un exposé. Et puis l’iPad 2021 sera sans doute tout aussi adapté à ces usages à défaut d’être aussi puissant et redesigné. Le mini pourra, en tout cas, servir de console aux enfants (et aux grands) ou de deuxième/troisième écran si tout le monde n’a pas envie de regarder la deuxième saison de Ted Lasso – ce qui est assurément un tort.

Pour les étudiants ? Oui, sans doute, l’Apple Pencil de deuxième génération en fait une bonne tablette pour la prise de note, même si le confort d’écriture sera moindre qu’avec un iPad Air, il est vrai plus cher. Et il faudra aussi se passer des Smart Connectors, si pratiques pour brancher un clavier, même si un clavier-coque serait certainement trop petit pour une saisie confortable. Sans compter que l’écran est un peu petit, lui aussi, pour vraiment profiter d’un multitâche « productif », où on juxtapose un traitement de texte et un navigateur, par exemple.

Pour les professionnels, enfin ? Tout dépendra encore une fois du besoin en surface d’affichage, et dans une certaine mesure en performances aussi, le M1 offrant plus de puissance, évidemment. Pour le dessin, les 8,3 sont peut-être un peu trop peu. Pour la vidéo, idem… En tout cas, côté connectique, entre le Wi-Fi 6 et le support de la 5G (sur les modèles cellulaires), le mini a de quoi couvrir un large panel de cas d’usage.

Apple veut que son mini soit la meilleure et la plus compacte des expériences iPad, et c’est le cas. On lui reprochera toutefois de ne pas avoir misé davantage sur la photographie – malgré son nouveau module caméra, équipé d’un nouveau capteur (12 Mpixels contre 8 précédemment) et d’un bloc optique amélioré (f/1.8 contre f2 .4), ainsi que d’un flash, enfin ! Il filme en 4K et réalise des clichés honnêtes en pleine lumière.

Compacte et légère comme elle est, l’iPad mini 2021 aurait tout à fait pu devenir un appareil photo pour ceux qui ont besoin d’un grand viseur. Il suffit de se promener dans un lieu touristique pour réaliser que prendre des photos avec une tablette n’est pas un tabou. Dommage, donc, que l’iPad mini n’occupe pas mieux ce terrain, avec un deuxième module caméra, par exemple.

Même si en l’occurrence, Apple a amélioré une partie de la promesse technique photo et vidéo, en introduisant son grand-angle en façade, qui lui permet de proposer la fonction Center Stage lors des appels en visioconférence. Que ce soit pour suivre vos dandinements quand vous êtes assis ou vos déplacements en long et en large quand vous animez au fil d’une conversation, Center Stage fonctionne parfaitement. La qualité vidéo, elle, est très variable et dépend surtout de la luminosité ambiante. Si vous devez vous en servir pour des visioconférences où il vous faut vous présenter sous votre meilleur jour, faites-le… de jour.

Autonomie :  là aussi, du progrès

Enfin, puisqu’il faut finir, abordons la question de l’autonomie. Avec 10h40 en autonomie polyvalente, qui simule des usages quotidiens (Web, mail, vidéo, etc.), l’iPad mini 2021 fait mieux que son aîné, et se paie même le luxe de dépasser l’iPad Air 2020. Une performance que la petite tablette confirme d’ailleurs avec notre test d’autonomie vidéo. Elle atteint 10h en lecture de vidéo continue. C’est près d’une demi-heure de plus que l’iPad mini 2019, et 15 minutes de plus que l’iPad Air.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Bien entendu, l’iPad avec sa batterie plus grosse tient plus longtemps, de même que les iPad Pro. Néanmoins, cette autonomie vous assurera de pouvoir travailler, lire, surfer, rester connecté à vos amis ou jouer pendant de longues heures, ce qui est une très bonne nouvelle. D’autant que le mini se recharge relativement vite pour une tablette Apple. Il lui faut 1h47 pour passer de 0 à 100% de charge – un des avantages d’avoir une batterie pas trop grosse…


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