Economie

Les accrocs chinois dans la mode française


C’est un vilain accroc pour les marques de mode Sandro, Maje et Claudie Pierlot (SMCP). Le 21 septembre, leur actionnaire principal, European TopSoho, n’a pas pu rembourser un emprunt obligataire d’un montant de 250 millions d’euros. Ce défaut pourrait l’obliger à céder 37% du capital aux fonds créanciers dans les prochains jours. Cinq ans après son rachat par le chinois Shandong Ruyi, maison-mère de European TopSoho, le fleuron français du luxe accessible a vu sa valeur divisée par trois, à 400 millions d’euros.

Une conquête internationale financée par des municipalités chinoises

Cette dégringolade ne reflète pas le succès de ses collections. Au premier semestre, SMCP affiche un chiffre d’affaires en hausse de 21,6%. Mais elle illustre la remise en question par Pékin des mécanismes de financement de l’économie par les gouvernements locaux. Un système généreux dont a abondamment profité Yafu Qiu, le fondateur de Shandong Ruyi. “Son pari était d’acquérir de belles marques qui vendent des tailleurs et des costumes aux jeunes cadres”, explique Francis Srun, consultant franco-chinois. L’industriel chinois espérait aussi fournir en tissu Sandro et Maje. Car pour se financer auprès des municipalités, Shandong Ruyi multipliait les projets en promettant usines et emplois. Jusqu’à ce que la mécanique s’enraye avec la hausse du coût du travail et


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