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quelle est la meilleure tablette à encre électronique ?

Longtemps plus ou moins bloqué à 6 pouces, les dalles à encre électronique commencent peu à peu à grandir, grâce notamment aux dalles Carta 1000 et Carta 1200 de l’entreprise e-ink. C’est ce genre de dalles qui sont employées dans les deux produits que nous allons comparer ici : la reMarkable 2 (Carta 1000) lancée l’an dernier, et la toute nouvelle Kobo Elipsa (Carta 1200).

Deux dalles au comportement assez proche pour deux produits en apparence identiques. En apparence seulement : si les deux tablettes promettent d’être un parfait mélange entre livre électronique et cahier de note numérique, en réalité chacun met l’accent sur un de ces deux usages. Comment les différencier… et laquelle choisir ?

Qualités matérielles et logicielles

S’il y a des jugements qui sont facilement soumis aux biais subjectifs, la comparaison entre les produits de Kobo et reMarkable est, elle, sans appel. La reMarkable 2 est tout à la fois plus belle et mieux finie que l’Elipsa. Et son stylet est largement supérieur. Qu’il s’agisse de la qualité d’écriture pour les deux options disponibles (Marker et Marker Plus), comme en fonctionnalité pour le Marker Plus, donc l’extrémité opposée à la mine fait office de gomme comme un vrai crayon à papier classique.

Côté logiciel, l’interface de reMarkable est plus claire et plus rapide, l’interface ayant été pensée dès le départ comme un cahier numérique (et pas comme un ajout de fonction dans une liseuse). Et les options en matière d’écriture sont largement supérieures (énormément de choix de modèles de cahiers, ainsi que de nombreux types de stylets).

L’Elipsa étant fraîchement arrivée sur le marché, nous n’avons pas de recul quant au suivi logiciel, mais côté reMarkable 2 que nous avons depuis quelques mois, c’est un sans-faute : des mises à jour régulières ont apporté le clavier français, des améliorations de surlignage, le pincer-zoomer sur les documents, la gestion des chapitres dans les PDF, des peaufinages d’interface, etc.
L’entreprise suédoise reMarkable ne commercialise qu’un seul produit (et les accessoires associés), aussi tous ses efforts sont concentrés dessus. Pour Kobo, il faudra attendre quelques semaines, voire mois pour se prononcer.

Du côté des fonctionnalités, la Kobo marque uniquement des points en matière de stockage, avec 28 Go utiles contre seulement 6,41 Go chez reMarkable. A coup d’epubs et même de PDF, il y a de la marge avant de saturer cette dernière, mais nous avions bien noté cette limite dans notre test.

Prises de notes

Le choix d’une technologie de stylet passive est un argument de poids pour reMarkable, puisque que contrairement à Kobo, on n’a pas à s’inquiéter du niveau de charge de la batterie (une AAA dans le cas de l’Elipsa). Mais même en mettant cette donne de côté, c’est surtout du côté du confort d’écriture que reMarkable 2 inflige un K.O. technique à sa concurrente. Le toucher du stylet est vraiment similaire à celui du papier, la réactivité de l’écran bien meilleure, l’effacement parfaitement calqué sur un usage analogique – quand Kobo efface les traits, et non l’espace vraiment touché par la « gomme ».

Si l’Elipsa peut être utilisée sans entrave pour annoter des PDF, toute démarche de prise de note intensive – scolaires, étudiants, profs, journalistes, gros amateurs de notes manuscrites, etc. – doit considérer en priorité la reMarkable 2. Si vous avez les moyens…

Équipement et prix

C’est ici que Kobo marque des points, avec une offre tout-en-un à 399 euros comprenant la liseuse/tablette, le stylet et l’étui. Si l’appareil et les accessoires de reMarkable sont tous de meilleure qualité que ceux de Kobo, ils sont aussi plus chers avec un tarif de 597 euros pour le Book Folio Polymer (99 euros) et le stylet haut de gamme (99 euros). Un tarif qui peut être revu à la baisse si vous achetez un étui compatible sur Amazon – le soucis étant que l’étui Folio classique moins cher n’est plus disponible chez reMarkable.

Pour les budgets les plus serrés, la messe est dite : 400 euros c’est déjà une somme, payer 50% de plus peut être tout simplement impossible. Mais pour les plus fortunés ou pour ceux qui s’apprêtent à vraiment écrire longuement sur leur appareil, la différence de prix se justifie pleinement.

Mode liseuse

Kobo étant spécialisé dans les liseuses, c’est fort logiquement que la marque s’impose dans l’expérience de lecture. Déjà en matière d’accès à un catalogue, puisqu’elle supporte les epubs avec DRM (Adobe) contrairement à reMarkable, qui n’en supporte aucun.
Ensuite, dans l’expérience générale : quand l’interface de lecture de la reMarkable 2 est identique à celle de l’édition de documents, celle de Kobo est celle d’une vraie liseuse.
Outre le rétro-éclairage, bien pratique dans de nombreuses situations, l’interface de lecture est complète et efficace avec le changement de taille de caractères, la barre de navigation rapide, la recherche de mots, etc.

La Kobo a comme défaut son poids avec la coque, bien trop élevé – une coque qui n’est pas particulièrement facile à retirer du reste. Pour un usage sous forme de liseuse, nous vous recommandons d’acheter un étui générique en feutre avec emplacement pour le stylet. Ça soulagera vos poignets.

CONCLUSION

Avec deux points partout, on pourrait proclamer une égalité… Mais il n’en est rien, ces deux produits répondent juste à des besoins inversés. Ceux qui vont étudier et travailler avec leur appareil doivent absolument préférer, si leur budget le leur permet, la reMarkable 2. C’est, de loin, la plus aboutie en matière de prises de notes, et elle permet quand même de lire les ebook (après avoir bidouillé les DRM…).

Ceux qui souhaitent une grande liseuse confortable qui offre des possibilités de prise de notes occasionnelles préféreront largement l’expérience Kobo. Ainsi que ceux qui sont limités par leur budget – et encore, 399 euros ce n’est pas donné à tout le monde non plus !

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Une fois cette distribution des médailles effectuée, le bilan est tout de même en faveur de reMarkable, dont le travail est largement supérieur à ce que propose Kobo. Ce dernier n’a fait qu’ajouter une fonction d’écriture à son interface classique, quand les Suédois de reMarkable propose la meilleure expérience d’écriture numérique qui soit. S’ils pouvaient améliorer le module de lecture d’ebooks de la reMarkable, elle aurait l’avantage.


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