Economie

Naval Group, touché-coulé par l’échec australien?


Un sacré coup sur le carafon. Au lendemain de l’annulation par Canberra du “contrat du siècle” des sous-marins australiens, au profit de sous-marins nucléaires américains, les 15.800 salariés de Naval Group se sont réveillés avec une sacrée gueule de bois. Avec l’explosion du contrat, c’est la plus grosse commande export de l’histoire du champion français qui a été envoyé par le fond. L’accord, paraphé en 2016, prévoyait la livraison de douze sous-marins conventionnels Attack, pour un coût estimé à 50 milliards de dollars australiens (31 milliards d’euros), soit dix années de chiffre d’affaires de Naval Group… “On ne peut être que stupéfait devant un tel désastre”, résume Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

L’existence même du champion français est-elle menacée? A l’évidence non. D’abord, Naval Group ne perd pas un contrat de 50 milliards: ce montant était la somme des contrats passés au groupe français (les sous-marins eux-mêmes), mais aussi à l’américain Lockheed Martin (le système de combat des engins) et aux entreprises australiennes comme le groupe naval local ASC. La part de Naval Group, celle qui est réellement perdue avec la fin du contrat, peut être estimée à 8 milliards d’euros. La perte de chiffre d’affaires devrait être de


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page