Technologie

les routeurs maillés d’Amazon sont toujours faciles à installer et désormais compatibles avec le Wi-Fi 6

Toujours aussi discrets et compacts, les Eero Wi-Fi 6 conservent les atouts (et certains défauts) de leurs aînés et incarnent donc la nouvelle génération de routeurs Wi-Fi maillés d’Amazon. Si leur petit boîtier permet de les placer partout dans un intérieur, il limite énormément la connectique offerte : comptez deux ports Gigabit Ethernet sur le boîtier principal, et c’est tout. Pas d’USB, nulle part, ou d’Ethernet sur les satellites, ce qui aurait pu être pratique pour connecter certains appareils, du téléviseur à l’amplificateur en passant par le hub domotique.

D’ailleurs à ce sujet, les Eero sont compatibles avec la technologie Zigbee, supportée par de nombreux produits connectés, dont ceux d’Amazon. Les Eero pourraient donc être les routeurs de ceux qui ont déjà mis un pied dans l’environnement domotique du géant du e-commerce. À noter qu’ils sont également compatibles avec le HomeKit, d’Apple si vous souhaiter centraliser la gestion de vos appareils compatibles.

Par ailleurs, sans doute pour conserver un prix attractif, les Eero 6 sont bi-bande (2,4 et 5 GHz), pour une bande passante cumulée théorique de « seulement » 1 800 Mbits/s. Évidemment, se posera la question de la couverture, également, puisque les Eero sont disponibles en pack de deux ou trois routeurs.

Une configuration, simple, et une application, agréable et relativement complète

Depuis les modèles Wi-Fi 5, les Eero ont su nous prouver que leur configuration est non seulement simple et rapide, mais également un peu pédagogique, avec des conseils de placements des routeurs, notamment, qu’on trouve d’ailleurs chez certains concurrents depuis.

Tout commence et passe par l’application Eero. Précisons qu’elle impose de se créer un compte, qui peut être celui que vous utilisez sur Amazon. Une fois lancée, elle vous prend par la main et en quelques minutes, vous avez installé un routeur et un ou deux satellites pour couvrir votre domicile.

L’interface de l’application Eero est minimaliste, elle se compose de quatre boutons principaux, pour autant d’onglets : Accueil, Activité, Découvrir et Paramètres. C’est évidemment dans ses « Paramètres »  que vous trouverez les réglages plus ou moins avancés offerts. Comme le veut souvent la règle, les routeurs maillés sont toutefois pensés pour des utilisateurs qui privilégient la simplicité d’utilisation à la recherche des réglages poussés. On fait donc rapidement le tour des possibilités autres que la création d’un réseau invité. Il est toutefois possible de réserver des adresses IP à certains appareils, de contrôler et mapper certains ports réseau ou encore d’établir des petites règles de pare-feu. On ne reste donc pas totalement sur sa faim.

Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de prendre un abonnement mensuel de trois euros à la solution Eero Secure, qui permettra de bénéficier d’une sécurité avancée. Elle bloquera l’accès à certains sites dont le contenu est malveillant ou bloquera même les publicités en ligne. Il sera aussi possible de mettre en place un contrôle parental plus solide. Il sera ainsi envisageable d’établir des filtres par type de contenu et site, et par profil.

Par défaut, certaines catégories de contenus sont bloquées selon la tranche d’âge de l’utilisateur, qu’il s’agisse de contenus pornographiques ou violents, par exemple, ou de certaines catégories d’applications qui verront leur utilisation limitée. Il y a ainsi un mode restreint pour YouTube – dont l’intérêt n’est pas forcément toujours évident.

Quoi qu’il en soit, la facilité d’utilisation au quotidien est bonne, l’impression de sécurité offerte par l’offre Secure l’est également, même si cela ne dispense pas de surveiller un peu ce que font ses enfants et qui se connecte à votre réseau – il est possible d’être alerté en cas de nouvelle connexion.

Couverture et débits, des résultats honnêtes, sans mauvaise surprise

Chaque routeur Eero 6 est donné pour être capable de couvrir jusqu’à 140 m2. Ce sont les chiffres officiels. Toutefois, il faut bien garder en tête que ces estimations sont issues de mesures réalisées sans perturbation d’autres réseau Wi-Fi et surtout sans interruption du signal par un ou plusieurs murs.

Dans la réalité – un appartement parisien tout en longueur, qui comporte de nombreux murs porteurs épais et transverses, et est entouré de très nombreux autres réseaux, deux routeurs nous ont permis de couvrir environ 110 m2.

La couverture était alors assez bonne, sans zone non couverte et sans perte de signal sérieuse. L’ajout d’un troisième routeur en bout de réseau, nous a permis d’améliorer la couverture, et donc la stabilité du signal, mais aussi les débits.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Nous avons donc réalisé nos mesures dans nos conditions habituelles, de 0 à 5 m, de 5 à 10 m, de 10 à 15 m et au-delà des 15m, avec deux et trois modules. Que constate-t-on ?

Tout d’abord qu’on voit rapidement l’effet « bi-bande ». Dans ce cas, les communications entre les routeurs doivent en effet partager la bande passante allouée aux échanges entre les appareils connectés et Internet. Autrement dit, on voit clairement une baisse des débits possibles quand on se connecte au deuxième routeur, puis au troisième. La différence est surtout importante entre le routeur principal et son premier satellite.

Ensuite, que les débits offerts par le premier routeur, celui qui est connecté à la box, plafonne à environ 650 Mbits/s. Ce qui est bon, mais loin du meilleur de ce que peut offrir un routeur Wi-Fi 6. Néanmoins, dans cette gamme de prix, et avec cette configuration sans-fil, la bande passante offerte est plus qu’honnête et satisfera tous les usages.

Enfin, qu’à l’extrémité de la couverture du réseau, l’ajout d’un troisième routeur apporte un confort certain et des débits plus intéressants. Évidemment, dans le cadre de notre appartement de test, même avec deux routeurs, nous arrivions malgré tout à obtenir des débits suffisants pour jouer en ligne et streamer de la 4K simultanément. L’intérêt d’un troisième routeur est surtout de vous permettre, quand la disposition des pièces l’autorise, de réduire la distance entre les routeurs, afin que les zones de couverture de chacun se recouvrent au mieux.

Pour vous donner un aperçu de ce que valent les Eero 6, nous avons comparé ses débits à ceux obtenus avec deux routeurs maillés de Netgear, qui sont eux aussi AX1800. Il s’agit du Nighthawk MK63 et du Orbi RBK352.
Le premier est vendu environ 350 euros pour trois modules, configuration dans laquelle nous l’avons testé. Le second est vendu environ 250 euros, pour deux modules. Autrement dit, ils encadrent le Eero 6, par le haut et par le bas, puisque son le prix pour trois routeurs est d’environ 300 euros.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

La comparaison avec le Nighthawk est intéressante, car elle permet de voir que le Eero 6 fait plus que bien se défendre par rapport à cette solution de Netgear. Il la surpasse quasi systématiquement.

Il est également intéressant de comparer le Pack Eero, avec trois modules, avec l’Orbi RBK352. Ce dernier assure en effet quasi systématiquement de meilleurs débits descendants, et même à plus de 15 m, alors qu’il n’a, rappelons-le, que deux modules. Autrement dit, pour un meilleur prix, et avec un module de moins, la solution Orbi d’entrée de gamme bat les Eero 6. Au moins du point de vue des débits : son application est en effet moins riche et son offre logicielle plus réduite.


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