Economie

L’exécutif accélère sur la souveraineté sanitaire


Haro sur les ruptures de stock. Depuis le 1er septembre, afin de prévenir les risques de pénuries, les laboratoires pharmaceutiques français doivent constituer un stock de sécurité minimal de deux mois pour tous les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire ceux dont l’interruption de traitement mettrait en danger la vie du patient. “C’est une avancée majeure pour les patients car c’est la première fois qu’une législation dans l’Union européenne impose deux mois de stock, cela va permettre de pouvoir anticiper les risques de ruptures”, s’est félicitée Carole Le Saulnier, directrice des affaires juridiques et réglementaires de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Les tensions d’approvisionnement des médicaments se sont amplifiées ces dernières années. En 2020, l’ANSM avait enregistré 2.446 signalements de ruptures de stock et de risque de ruptures, contre 1.504 signalements en 2019. C’est également six fois plus qu’il y a quatre ans. Toutes les classes de médicaments sont concernées, notamment les médicaments cardio-vasculaires (comme des sartans), les médicaments du système nerveux (comme le diazépam), les anti-infectieux (comme l’amoxicilline) et les anticancéreux.

“Un risque bien réel”

“La crise du Covid-19 a montré qu’une rupture d’approvisionnement de certaines molécules stratégiques était un risque bien réel, précise-t-on au cabinet de la minis­tre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher


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