Technologie

comment son nouveau processeur décuple ses performances

L’américain GoPro présente aujourd’hui sa dixième génération de caméra d’action avec la Hero 10 Black. Une caméra en partie conçue sur la base de son aïeule la Hero 9 – même carlingue, même capteur d’image, même optique – mais dont l’électronique accueille un nouveau processeur, le GP2. Loin d’être un composant secondaire, le processeur de ces caméras est un élément central : depuis la Hero 6, GoPro a lâché son ancien fournisseur Ambarella pour développer son propre SoC.

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Le premier GP1 a permis à GoPro non seulement de faire des économies sur le long terme – une puce a servi quatre générations ! – mais aussi de monter en puissance sur ses technologies – 5,3 K, HyperSmooth, etc.

Mais après quatre ans de bons et loyaux services, le GP1 se faisait vieux et voici que la relève est là avec le GP2. Une puce qui est à même de transformer l’électronique de la Hero 9 en une toute nouvelle caméra.

GP2 : deux fois plus d’images par seconde

Le capteur d’image de la Hero 10 est le même que celui de la Hero 9. Et pourtant, la définition photographique est en hausse et les débits vidéo sont littéralement doublés.
« Le supplément de puissance nous permet de traiter deux fois plus de pixels par seconde », explique Michael Kraak, responsable du développement de la partie dédiée à l’image (ISP) dans le processeur GP2.

Et il ne s’agit pas de promesses en l’air : la 5,3K passe de 30 à 60 images par seconde, la 4K de 60 à 120 images par seconde et le 2,7K de 120 à 240 i/s. De quoi produire des clips encore plus fluides que par le passé, et profiter de ralentis encore plus saisissants en 4K (x4) et 2,7K (x8).

Le gain de puissance du GP2 a permis aux ingénieurs de tirer pleinement parti du capteur en photo en matière de pixels – de 19,6 Mpix sur la H9 à la totalité des 23 Mpix du capteur pour la Hero 10. Mais il devrait aussi réduire massivement les temps de traitement du mode Super Photo.

La puissance au service de la qualité d’image

En photo, comme en vidéo, la qualité d’image repose sur trois piliers : l’optique, le capteur et le processeur d’image. Bien que les deux premiers éléments soient similaires d’une génération à l’autre, GoPro promet une qualité d’image en hausse en photo comme en vidéo. Là encore, grâce à la puissance de son GP2.

« Le surplus de puissance du GP2 nous permet d’utiliser des algorithmes plus performants et plus fins en matière de traitement d’image. Et donc d’offrir un gain de qualité notable en utilisant le même couple capteur/optique », détaille Michael Kraak.

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Il faudra comparer les séquences à débit de trame équivalent pour se faire une idée précise de ce qu’apporte réellement ce nouveau traitement d’image (100% made in France !). Si on en attend un coup de boost en plein jour, il nous tarde surtout de voir si cela a un effet significatif sur le bruit numérique. 

Stabilisation HyperSmooth encore plus efficace

La stabilisation électronique HyperSmooth profite elle aussi de ce surplus de puissance : introduite en version 1.0 avec la Hero 7, elle arrive en version 4.0 dans cette Hero 10 Black. Le bénéfice de cette nouvelle version ? Un maintien de la stabilité de la ligne d’horizon encore plus fou : on passe de 27° de correction maximale à pas moins de 45° d’inclinaison. Une fois activée, il va falloir vraiment tenir la caméra à l’équerre pour la prendre en défaut. Attention cependant, la super stabilisation n’est pas accessible dans les modes à plus haut débit de trame : HyperSmooth 4.0 est limité au 5,3K30p, au 4K60p et au 2,7K120p.

Côté connectivité, la caméra d’action est encore plus performante. En mode streaming, elle est désormais capable de diffuser un flux stabilisé (HyperSmooth, donc) en temps réel avec un niveau de compression amélioré.
Avec désormais trois possibilités de sauvegarde de vos séquences : automatiquement quand vous la rechargez chez vous (connexion Wi-Fi auto), par le biais de votre téléphone en Wi-Fi, et de manière filaire (toute séquence importée est sauvegardée, si vous souscrivez au service annuel).

Plus de (bons) pixels en photo

Nous avons déjà soulevé la promesse d’une amélioration de la qualité d’image en photo, mais il faut noter un supplément de définition : on passe de 20 à 23,6 Mpix. Mais, cette amélioration des images fixes « normales » est aussi accompagnée d’une amélioration de la qualité des captures de séquences vidéo (les « screen grab » en anglais).

Lire aussi : Test de la GoPro Hero 9 Black, l’actioncam quasiment parfaite

Le processeur GP2 (encore lui) est à même non seulement de reconstituer une trame complète à partir d’une séquence vidéo (forcément compressées), mais son surplus de puissance a permis, en plus, aux ingénieurs de l’entreprise d’appliquer des algorithmes plus performants, notamment en matière de réduction du bruit numérique et de tone mapping (ajustements locaux des tonalités de couleurs). Et on profite toujours d’un mode RAW, d’un mode SuperPhoto, d’un mode nuit et d’une rafale.

La même optique, en un peu mieux

Le bloc optique est le même que celui de la Hero 9 Black. Mais GoPro a encore amélioré sa partition sur deux plans : la gestion de l’eau et la résistance aux éléments.
Côté H2O, un nouveau revêtement hydrophobe devrait limiter un peu plus les séquences en zones humides (pluie, plongeons, etc.) où des gouttes d’eau restent et sabotent un peu les plans.

Côté résistance, sous ce traitement de surface se trouve une nouvelle lentille frontale qui est tout à la fois moins sensible aux rayures et aux chocs, mais aussi plus résistance aux effets de flare, ces parasites visuels causés par les rayons incidents des sources lumineuses puissantes (soleil, spots placés à la limite de la couverture angulaire de l’optique, etc.).

Toujours un petit capteur, à raison ?

Si des concurrents comme le chinois Insta360 se sont aventurés dans le domaine des grands capteurs 1 pouce avec certains modèles de caméras d’action, GoPro justifie aisément l’usage de son petit capteur 1/2.3’’.
Outre le surplus de consommation énergétique qu’un tel capteur impose, il faudrait faire grossir la caméra, grossir l’optique et il y aurait des risques de perte de mise au point.

« L’avantage de notre petit capteur c’est qu’on peut maintenir une netteté sur tous les plans sans avoir à intégrer de système autofocus », explique-t-on chez GoPro.

Or, dans une caméra taillée pour prendre des chocs, tout système mécanique d’autofocus est à proscrire.

Si pour l’heure le choix du petit capteur se comprend donc aisément, on espère que le GP2 apporte un vrai plus en matière de bruit. Et que GoPro et ses fournisseurs de capteurs travaillent sur des modèles plus sensibles.

Dernier détail d’importance : reprenant la carlingue de la Hero 9 Black, la Hero 10 Black est évidemment compatible avec tous les accessoires, batteries comprises.

La GoPro Hero 10 Black est d’ores et déjà disponible en magasin et sur Gopro.com

Elle est lancée à 530 euros sans abonnement ou à 430 euros avec un abonnement d’un an gratuit à GoPro Plus – il va sans dire que nous vous recommandons de la prendre avec abonnement et de vous désabonner 364 jours après si vous ne voulez pas souscrire au service l’année d’après !

L’arrivée de cette nouvelle caméra fait baisser les prix des anciens modèles : la Hero 9 Black de l’an dernier est à 430 euros ou 380 euros avec un an d’abonnement à GoPro plus inclus.

Toujours au catalogue, la Hero 8 Black continue sa vie à 330 euros ou à 310 euros avec un an d’abonnement offert à GoPro plus.

Une stratégie de maintien des modèles qui n’est pas sans rappeler celle d’Apple !


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