Technologie

La nouvelle puce d’Apple dévoilée hier dans ses iPhone 13

La nouvelle puce d’Apple dévoilée hier dans ses iPhone 13 et son iPad Mini est certes gravée en 5 nm, mais TSMC et les ingénieurs de Tim Cook y ont intégré plus de transistors. Beaucoup plus : quand l’A14 Bionic embarquait 11,8 milliards de transistors, l’A15 Bionic en propose « quasiment 15 milliards » selon les communications d’Apple.

Vu que le node de production 5 nm amélioré de TSMC, le N5P, n’offre que des améliorations mesurées par rapport au N5 classique – 7% de perfs en plus pour la même consommation électrique ou 15% de consommation en moins à performances identiques – il semble logique que la puce soit un peu plus grosse (iFixit nous renseignera sur ce point lors de leurs traditionnels démontages).
Cette différence de taille expliquerait également qu’Apple ait dû repenser tout l’intérieur de ses smartphones.

Ce gain de 25% de transistors en plus permet à Apple de dire que la compétition est « loin derrière » – sans donner aucune mesure de performances, comme à l’accoutumée, ce qui est assez agaçant.
Si les ingénieurs d’Apple ont sans doute renforcé un peu les parties CPU et GPU, c’est sans doute plus dans deux autres domaines qu’ils ont musclé leur puce : en matière d’IA et de vidéo – le neural engine, en charge de l’IA, notamment, est donné pour être tout nouveau…

Côté vidéo, l’A15 Bionic profite de nouveaux encodeurs et décodeurs, des unités très spécialisées et donc très efficaces dans cette tâche. Couplé à un NPU renforcé – sans doute grâce à un supplément de transistors donc – ce couple encodeur/décodeur est à la racine des progrès vidéo des iPhone 13.

Cinematic Mode et Apple ProRes

Comme la génération précédente, les iPhone 13 enregistrent des séquences compatibles Dolby Vision HDR. Mais ce sont surtout deux nouveautés qui vont enfoncer le clou de la domination vidéo des iPhone : le Cinematic Mode et le format de compression Apple ProRes.

S’appuyant massivement sur les capacités de calcul de l’A15 Bionic, le Cinematic Mode est un mode de simulation de flou d’arrière-plan… mais en mode vidéo ! Cette capacité à générer de manière dynamique un effet de flou que le capteur, de par sa petite taille, ne peut produire de manière naturelle, demande une très grande puissance de calculs.

Et des calculs très typés « IA » puisqu’il faut que l’appareil analyse, sur chaque trame, la surface du sujet suivi et sa distance par rapport aux autres plans. Apple n’a pas lésiné sur les moyens pour mettre en avant les possibilités de son mode en faisant appel à Kathryn Bigelow, réalisatrice de films, récipiendaire de deux Oscars !

Le ProRes, quant à lui, est un format de compression vidéo. À la différence des formats h.264 et h.265, qui ont comme objectif principal de compresser au maximum, le ProRes privilégie la qualité d’image et la facilité de montage vidéo.
Échantillonnant de manière plus complète la luminance (quantité de lumière) et les valeurs de chrominance (couleurs), le ProRes permet au monteur de disposer de plus d’informations et d’images complètes pour effectuer le montage.
Le montage est ainsi plus aisé parce que, puisque le logiciel de montage a peu d’éléments à reconstituer (les trames intermédiaires notamment), éditer les fichiers demande moins de puissance. Mais en plus, la précision des couleurs est aussi bien meilleure.

Il reste à savoir quel niveau de qualité du ProRes Apple a intégré dans ses terminaux : le niveau de compression allant de 45 Mbit/s à 2,24 Gbit/s en RAW 4:4:4:4, l’entreprise dispose d’un certain gradient.
Selon toute vraisemblance, on peut tabler sur un mode 4:4:2 entre 102 Mbit/s et 300 Mbit/s, les débits au-dessus étant clairement hors de portée de la vitesse d’écriture des mémoires flash intégrées dans les smartphones.
Avec un tel format, Apple respecterait bien sa promesse de proposer le seul terminal au monde capable de rentrer dans un flux de production cinématographique. De quoi asseoir encore plus la domination absolue d’Apple dans le monde de la vidéo.

Si Apple a bien parlé des performances (surtout gaming) de sa nouvelle puce, c’est surtout du côté de la production vidéo que les améliorations de l’A15 sont les plus notables. Et Apple oblige, elles ont été accompagnées de vraies améliorations logicielles. Une synergie dont Google ferait bien de s’inspirer.

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