Economie

Les mots de passe bientôt aux oubliettes

Le recours de plus en plus fréquent aux services en ligne a éclaté notre identité en de multiples identifiants et autres avatars. Face aux risques de fraudes et d’usurpations, Etats et entreprises rivalisent d’innovations sur le marché de l’authentification.

En juillet dernier, alors qu’elle veut faire une mise à jour sur Infogreffe, l’assistante d’Arnaud Garnier découvre que AGDI, la société de démolition créée par son patron, a été radiée fin juin. La demande de radiation, effectuée auprès du tribunal de commerce, a été transmise par Internet avec de faux documents. Cette escroquerie, relatée dans le 20 Heures de France 2, mi-août, est loin d’être un fait isolé.

Selon l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), pas moins de 200 000 Français seraient victimes chaque année d’une usurpation d’identité. Certes, la gendarmerie nationale possède de nombreux exemples de documents contrefaits qu’elle analyse et documente pour repérer les techniques utilisées par les faussaires, mais la dématérialisation permise par le numérique facilite la tâche des escrocs et rend plus difficile la vérification de l’authenticité d’un document. Qu’il s’agisse d’un diplôme, d’un titre de séjour, du résultat d’un test Covid-19, d’un passeport ou d’un contrat, pas facile de vérifier en ligne qu’un document n’a pas été contrefait.

Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page