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Test de l’Asus ROG Zephyrus G15, l’arme ultime pour jouer partout ne manque pas de souffle

A l’heure de la pénurie de composants, dont la fin semble reportée régulièrement, le gamer qui a besoin de renouveler sa machine pourrait être tenté par le passage aux PC portables de jeu, une solution plus compacte, intégrée, et néanmoins performante, mais également plus coûteuse. C’est dans cette optique que nous avons mis les mains sur le Zephyrus G15-GA503Q 2021, dernier portable 15 pouces de la gamme ROG, d’Asus. Avec une question en tête, donc, peut-il remplacer notre tour ?

Design simple et connectique plutôt riche

Tout commence évidemment toujours par le design. Sur ce point, le Zephyrus G15, que nous avons testé en blanc – mais il est également disponible en gris sombre, moins salissant ? – est plutôt une réussite. Il reprend les lignes mises en place par le Zephyrus G14 en 2020. Discret, car pas trop bardé des habituelles LED RGB qui clignotent, il est plutôt plaisant à regarder, que ce soit fermé et posé sur une table, ou devant soi pendant une session de travail ou de jeu. On notera juste que le plastique des repose-poignets émet des petits grincements un peu inquiétants quand on n’est pas habitué. Il faudra jouer d’une main de velours. 

Si on ne peut évidemment pas dire que le G15 est un ultra-portable, à cause de sa diagonale d’écran et de son poids, il s’avère toutefois plutôt fin, léger, et finalement assez peu encombrant pour la puissance promise, bref, pour un PC de jeux.

Le boîtier ne mesure ainsi que 1,99 cm d’épaisseur, pour 35,5 cm de large et 24,3 cm de profondeur. Le poids lui est fixé à 1,9 Kg – ce qui en fait le quatrième PC portable de joueur le plus léger que nous ayons testé ces douze derniers mois – il est 10% plus léger que la moyenne de ses concurrents, et 7,8% plus fin, si vous tenez à le savoir… Pas mal, pour une telle machine. Vous ne vous promènerez pas avec le nouveau jouet d’Asus dans votre sac toute la journée, mais il est largement transportable.

Par ailleurs, le G15 reprend le système de charnière ErgoLift, qui fait que l’arrière du portable est surélevé quand on ouvre l’écran. Les utilisateurs de grande taille apprécieront aussi de pouvoir incliner l’écran – il va jusqu’à 180°. Cette astuce de design est évidemment destinée à faciliter la dispersion thermique quand les composants sont sollicités.

Elle a toutefois une contrepartie directe regrettable, Asus n’a pas pu placer de connectique à l’arrière de son portable, pas même la prise d’alimentation. 

Les connecteurs sont donc positionnés sur les côtés, gauche, majoritairement, et droit, hélas. La connectique est riche, suffisante en tout cas pour la plupart des usages vidéoludiques et quotidiens, et variée – d’autant qu’elle est épaulée par un module Bluetooth 5.1 (Dual Band) et une puce Wi-Fi 6. On trouve ainsi un port mini-jack, deux ports USB-C, qui permettent de connecter un écran DisplayPort, ou même de recharger le portable, un port Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0b, et un port USB 3.2 Gen 2 Type A. Voilà pour le côté gauche, où se trouve également le port d’alimentation électrique, assez mal placé, il faut le dire. Sur le côté droit, la connectique est plus rare, et c’est tant mieux car la plupart des utilisateurs étant droitiers, cela évitera de gêner les mouvements de la main, qui tient la souris. On trouve néanmoins un second port USB 3.2 Gen 2 Type A, et un lecteur de carte microSD.

Clavier et trackpad, du très bon et de la marge de progression

Avant d’aller plus loin, faisons un point sur deux éléments essentiels d’un portable – qui plus est de gaming – le clavier et, dans une moindre mesure, le pavé tactile. Commençons par le trackpad. Il est large, confortable et les doigts glissent agréablement sur sa surface en verre. Toutefois, nous n’avons pas du tout apprécié sa relative mollesse et l’impression qu’il restitue quand on l’utilise. Même le bruit qu’il produit paraît inadapté à une machine de cette qualité. Évidemment, oubliez-le pour jouer, surtout si vous aimez les FPS ou les RTS.
Le clavier, ensuite, est rétroéclairé et très confortable. Suffisamment même pour qu’on l’adopte sans arrière-pensée pour saisir du texte. Cet article est d’ailleurs écrit sur le Zephyrus G15. Si on ne retrouve pas le toucher et plaisir produit par les excellents claviers de certains ultraportables, MacBook Pro en tête, la saisie est suffisamment plaisante, avec une course assez longue, mais douce et bien amortie pour qu’on ne rechigne pas à l’utiliser. Bon point, les touches ne font aucun bruit.
Dans le cadre des jeux, les touches sont réactives et souples, Asus a assurément réalisé un beau travail. C’est presque un sans faute. Un seul point nous a déplu, voire agacé, la touche Entrée. Sa forme et le fait que la touche étoile au-dessus lui soit accolée prête à bien des erreurs de saisie, quand on tape un texte ou, plus souvent encore, quand on cherche à valider un menu. 

Pour le reste, on apprécie la simplicité de l’ensemble. Tout en haut à droite, on trouve le bouton Marche/Arrêt, sous lequel se cache un capteur d’empreinte digitale qui vous permettra de profiter de la fonctionnalité Windows Hello pour protéger votre session utilisateur, et donc votre PC. S’il y avait eu une Webcam, vous auriez pu opter pour la reconnaissance faciale, mais il n’en a pas. Tant pis pour les visioconférences qui sont devenues une norme…

A gauche, ce sont les quatre boutons, qui permettent de rapidement régler le son, de couper le micro, ou accéder à l’Armoury Crate, via la touche ROG. Cette application donne la possibilité de configurer différents réglages de la machine, d’établir différents profils d’utilisation. C’est là notamment que vous pourrez activer le mode Windows le plus silencieux mais moins performant, ou, au contraire, opter pour les modes Performances ou Turbo, qui donnent la pleine puissance du monstre. 

Le souffle de la puissance

Dans ces cas-là, et ce n’est pas étonnant, l’Asus ROG Zephyrus G15 2021 ne sait pas être discret. Jamais, d’ailleurs. Même quand on ajuste les réglages et qu’on ne sollicite pas la machine autrement que pour faire tourner un navigateur – il produit alors seulement 28 dB, mais c’est toujours plus que le silence parfait d’un ultraportable. Il arrive même de l’entendre ventiler un peu quand il est en veille depuis quelques heures. Évidemment, dans ce cas, le bruit produit est faible.
Rien à voir avec le souffle continu et puissant qui accompagne le lancement de n’importe quel jeu – on atteint tout de même 46 dB dans les phases de jeu intenses, au point qu’on est parfois obligé de monter le son pour continuer à entendre les dialogues, les bruits les plus discrets d’un jeu ou les échanges de ses partenaires de jeu en ligne.
On a beau pouvoir jouer des profils, désactiver le GPU, en limitant les applications gourmandes et activant le mode iGPU – qui utilise le chipset intégré au processeur, si vous avez l’habitude d’un ultra-portable, utiliser le Zephyrus G15 2021 va vous faire tout drôle.

Il faut dire que le G15 embarque une configuration qui fait… du bruit. Elle repose sur un Ryzen 9 5900HS, qui monte jusqu’à 4,6 GHz. Un processeur Zen 3, pour portable de gaming, de la génération Cézanne, qui affiche une enveloppe thermique de 35 W. Il embarque 8 coeurs pour 16 threads. Autrement dit, il a sur le papier de la puissance à revendre, et est épaulé par 32 Go de mémoire vive (DDR4-3200) dans notre version de test, pour un maximum de 48 Go. Il est important de garder en tête – et c’est un éventuel défaut –  que 16 Go de RAM sont soudés sur la carte mère, tandis que le reste est ajouté sous forme de modules SO-DIMM. Côté processeur graphique, notre G15 met la barre au plus haut, avec une GeForce RTX 3080 (version Max-Q – 8 Go de GDDR6 – avec une consommation qui oscille entre 80 et 100 W, selon que le Dynamic Boost 2.0 entre dans la danse ou non), de Nvidia.

Une dalle au top ?

Une configuration qui fait saliver, et qui est au service d’une dalle de 15,6 pouces, WQHD, soit une définition de 2560×1440 pixels (16:9, donc), qui se rafraîchit à 165 Hz. Parfait pour les fans de frags à la volée… Asus assure que la dalle de son ROG Zephyrus G15 couvre 100% du gamut DCI-P3, et elle est évidemment compatible avec la technologie FreeSync, d’AMD. Brutale, et splendide. A l’usage, on éprouve un vrai plaisir à l’utiliser, de jour comme de nuit.

Toutefois, nos mesures ne lui tressent pas toutes des couronnes. Sa luminosité et son taux de contraste sont ainsi loin d’être excellents. Avec 281 cd/m2, la luminosité est même très décevante. Sur ce point, le G15 fait moins bien que la plupart de ses concurrents. Sa dalle est 11,6%, moins lumineuse que celles de ses adversaires testés ces douze derniers mois. Au quotidien, il faut donc jouer de l’inclinaison de l’écran pour éviter des reflets ou un éclairage direct. Quant au taux de contraste, mesuré à 1041:1, c’est encore pire. Il ne vous fera pas réaliser des sauts de joie devant votre machine et est inférieur de 14,7% à la moyenne de ce qu’offre la concurrence.

En revanche, la fidélité colorimétrique de la dalle est exceptionnelle. Avec un Delta E 2000 de 1,86, il brille clairement parmi les PC proposant la meilleure dalle sur ce point, et s’offre même le luxe d’être 54,2% plus juste que la horde des PC gaming.

Autre point fort du Zephyrus 15,6 pouces 2021, ses angles de vision. Il est 14,5% meilleur que celui de la moyenne des PC gaming équivalents. Ce qui lui permettra de compenser un peu sa luminosité de base qui n’est pas terrible. Enfin, pour clore ce point, signalons que le traitement anti-reflet est plutôt efficace, nous n’avons pas été trop gêné pendant nos séances de jeux, davantage en revanche pour le surf ou la bureautique.

Tout, à fond…

Une fois qu’on a listé cet arsenal, en définitive, une seule question se pose : qu’est-ce que ce monstre est capable de faire tourner ? La réponse courte est « tout, à fond ».

PCMark 10, outil de bench, qui sollicite l’ensemble de la configuration (CPU et GPU), lui donne un score de 6 985 points. Cela ne fait pas du G15 2021 le roi de la fête, mais il est tout de même 14,5% plus puissant que la moyenne des PC gaming passés entre nos mains. Et pour ceux qui voudraient savoir ce que la RTX 3080 Max-Q a dans le ventre, le bench synthétique 3DMark Fire Strike Extreme, qui se concentre sur le GPU, lui accorde 12 010 points. Cela ne fait pas de lui le plus puissant de la famille des portables de joueurs, mais le place toutefois au-dessus de 55% des PC de ce genre testés ces douze derniers mois…

Mais évidemment, les jeux parlent bien davantage au coeur des gamers. Le Zephyrus est un monstre, on l’a dit, et rien ne semble devoir l’arrêter, si tant est que vous lui permettiez d’activer son mode Turbo, le plus bruyant et aussi le plus performant.

Pour autant, ne sous-estimons pas la configuration proposée. Elle est tellement puissante qu’il est possible de jouer autrement qu’en utilisant seulement le mode Turbo. Nous avons ainsi réalisé les mêmes tests dans trois des cinq modes proposés : Turbo, Performances et Silencieux. Nous avons laissé de côté le mode Windows, parfois plus bruyant que le mode Silencieux en jeu, et le mode Manuel, qui permet de régler beaucoup de paramètres à la main, mais ne serait pas forcément parlant dans un cadre où on souhaite donner des éléments de comparaisons reproductibles.

Quelques exemples de résultats, ça vous dit ? Avant toute chose, nous avons systématiquement opté pour les réglages les plus exigeants, comment autrement avec une pareille configuration ?

Pour commencer en douceur, en lançant The Division 2, en 1440p, et en choisissant le préréglages Ultra, on obtient un score de 6180 et une moyenne de 69,1 images par seconde, en mode Turbo. On perd un peu plus de 6 i/s en passant en mode Performances et plafonne à 40 i/s en mode Silencieux. Autrement dit, il est possible de jouer, tout à fond, sans avoir l’impression d’être à côté d’un Airbus sur le point de décoller. 

Si on change de jeu, et lance Horizon : Zero Dawn, toujours en 1440p, et avec les réglages en Ultime, on obtient 85 images par seconde en moyenne. Comme on l’a déjà observé lors de nos tests des RTX de dernière génération, la 3080 est d’ailleurs parfois plus à l’aise en 1440p qu’en 1080p. Horizon : Zero Dawn n’affiche que 79 images par seconde en moyenne dans cette définition.

Quoi qu’il en soit, quand on passe en mode Performances, on conserve 68 images par seconde, et atteint un très acceptable 50 images par seconde en mode Silencieux. Vos tympans vous remercieront…

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

 

Mais la valse ne s’arrête pas là. Si on se prend d’une envie de Far West et exécute Red Dead Redemption 2, en poussant tout au maximum et en définissant le niveau de DLSS sur Performance supérieure, on obtient entre 57,6 images par seconde, en mode silencieux, ce qui est amplement suffisant, et, 80 i/s, en mode Turbo. A vous de voir ce qui vous convient. Vous avez le choix.

 

En lançant Cyberpunk 2077, en 1440p, puis en fixant négligemment les réglages sur Ray-tracing ultra, pour être sûr d’avoir toute l’attention de la carte de Nvidia, on enregistre un frame rate moyen, pendant des phases de combat intense, chargées en effets et mouvements, de 49,6 images par seconde. La messe est dite, Le Zephyrus G15 (GA503Q) est capable de tout avaler et digérer sans broncher, mais pas sans souffler. 

Attention, toutefois, en conservant ces réglages extrêmement exigeants, Cyberpunk 2077 passe de l’extrême fluidité à une sorte de diaporama quand vous jouez sur batterie (en mode Performances). Normal, le CPU et le GPU réduisent la voilure pour éviter que la machine s’éteigne trop vite. 
Néanmoins, cette limite est assez logique, et ne doit pas faire oublier que le Zephyrus est normalement prêt pour la VR, si vous souhaitez y connecter votre casque Vive, par exemple.  

En définitive, le G15 a suffisamment de ressources pour vous laisser le choix. À vous donc de voir là où vous placez le curseur de vos préférences, que souhaitez-vous soigner le plus ? Vos yeux ou vos oreilles ? Sachant que dans tous les cas, tout reste beau et jouable. 

Chaud comme la braise…

Ajoutons également que quand vous poussez le Zephyrus dans ces retranchements, vous constaterez rapidement un autre effet collatéral de cette débauche de puissance. Outre qu’il soufflera comme les quarantièmes rugissants, il pourra aussi éventuellement vous servir de poêle à frire. Les touches sont chaudes, pas brûlantes, mais suffisamment pour qu’on le remarque avec un peu de surprise. Suffisamment également pour qu’on évite de trop rapprocher la main qui tient la souris du côté. Suffisamment, enfin, pour qu’on relève un pic maximal de 66,2°C sous le boîtier. C’est énorme ! Et fait que le portable d’Asus est 42,1% plus « chaud-bouillant » que la moyenne de ses congénères. Au quotidien, ce n’est pas très grave, mais le poser sur ses cuisses est à proscrire !

Petit détail également, nous nous étonnions parfois de sentir une vague de chaleur sur notre visage… En fait, les ventilateurs arrière pulsent l’air chaud hors du boîtier contre la base de la dalle, qui renvoie l’air vers le joueur de manière plus ou moins directe selon son angle d’inclinaison.

Une bonne autonomie, mais c’est un détail (d’importance)

L’autonomie est-elle l’autre victime de cette puissance débridée ? Non. Elle est à la fois bonne, voire très bonne, et… anecdotique. Bonne parce que notre test d’autonomie polyvalente lui accorde un joli 7h26. C’est certes dérisoire par rapport à celles obtenues par les ultraportables les plus endurants. Mais justement, le Zephyrus G15 n’est pas un ultraportable. Si on le compare avec ses frères d’armes pour gamer, il est 61,6% plus endurant que la moyenne des PC de joueurs que nous avons testés ces douze derniers mois. Le G15 peut donc tout à fait servir à autre chose qu’à jouer, s’offrir les plaisirs du surf ou de la bureautique sans avoir à rougir de son endurance. C’est même le contraire.
En streaming vidéo, l’autonomie du PC d’Asus est légèrement moins bonne, à 6h31, mais elle est une fois encore bien meilleure que la plupart de celles des PC de gamer que nous ayons testés au cours de l’année passée : 64,7%, pour être exact.

Pourquoi disions-nous que cette autonomie, qui lui donne un énorme avantage sur la concurrence, est anecdotique ? Parce que, clairement, que vous l’utilisiez comme station de travail portable ou pour jouer, le Zephyrus G15 ne donne son plein potentiel que branché au secteur.
Comme nous l’avons déjà dit, le mode Turbo, qui lui ouvre toutes les portes du nirvana vidéoludique, n’est disponible que branché à une prise. Le Zephyrus, sur batterie, se fixe pour limite haute son mode Performances, dont on a vu qu’il est capable d’assurer de belles… performances. Même s’il vous faudra parfois revoir vos exigences graphiques à la baisse. 

Et puis, sur batterie, il faut bien dire que le Zephyrus s’essouffle vite. Ne vous attendez pas à y passer l’après-midi, ou même un trajet en train de deux heures. Nous nous sommes essayé à un petit Left 4 Dead 2, réglages poussés à fond, ce qui ne veut pas dire grand choses pour une RTX 3080, et au bout de 72 minutes, c’est le Zephyrus qui est devenu un zombie.
Il est donc bon de savoir que vous pourrez utiliser ce PC portable pour regarder des vidéos ou travailler sur des documents pendant plusieurs heures, mais pour jouer, l’autonomie n’a pas grand sens. Il n’est pas fait pour ça, et, en définitive, tout le monde s’en doutait.

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Avant de conclure, on ne peut que se demander ce que donnerait ce même modèle avec une autre carte graphique disponible, la RTX 3070, par exemple. Les performances seraient sans doute en léger retrait, mais le bruit et la chaleur produits ne seraient-ils pas bien moindres eux aussi ? Clairement la configuration que nous avons testée est puissante, et roulera sur tous les jeux actuels et à venir sans broncher, mais cette puissance se paie au prix fort. Une configuration moins coûteuse pourrait sans doute donner autant de satisfaction, en épargnant davantage votre portefeuille, le fameux rapport qualité-prix n’en serait que meilleur.


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