Politiques

83 000 inscrits à la “Primaire populaire” pour désigner un candidat commun à gauche


La gauche s’organise. A un mois de la clôture des parrainages citoyens pour désigner un candidat commun à gauche pour la présidentielle, la “Primaire populaire” a déjà enregistré 83 000 inscrits samedi 11 septembre, a assuré l’association samedi à Marseille.

La clôture des parrainages est prévue le 11 octobre, date à laquelle seront alors connus les cinq femmes et cinq hommes pré-sélectionnés par les citoyens inscrits sur la plateforme sécurisée Neovote “pour faire gagner l’écologie et la justice sociale en 2022”, a expliqué Samuel Grzybowsi, porte-parole de cette “Primaire populaire” à l’occasion du lancement de la vidéo officielle du mouvement. Les citoyens inscrits voteront ensuite parmi ces dix candidats, entre les 9 et 12 décembre, afin de désigner un potentiel candidat unique des forces de gauche pour l’élection présidentielle 2022.

Deux mois après l’ouverture de ces parrainages citoyens, ce sont pour l’instant Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice sous la présidence Hollande, et François Ruffin, député des Insoumis qui mènent la danse. Ils devancent plusieurs des candidats déclarés à la présidentielle : Sandrine Rousseau (2e), Anne Hidalgo (4e) et Delphine Batho (5e) côté femmes, Eric Piolle (4e), Jean-Luc Mélenchon (5e) et Yannick Jadot (6e) côté hommes. Les autres candidats potentiels parrainés par les citoyens sont pour l’heure Clémentine Autain (3e), proche de Mélenchon, d’un côté, l’économiste Gaël Giraud (2e) et l’Eurodéputé Pierre Larrouturou (3e), chantre de la semaine de quatre jours, de l’autre. Ce dernier, fondateur de Nouvelle Donne, est le seul pour l’instant à s’être porté candidat à la présidentielle via cette “primaire populaire”. Sandrine Rousseau et Eric Piolle ont annoncé qu’ils y participeraient s’ils remportaient la primaire des écologistes. Jean-Luc Mélenchon a pour l’instant refusé de s’y engager.

“On doit absolument passer par un processus de départage démocratique”, insiste Samuel Grzybowski, selon qui “les sondages, cela ne marche pas”, et en espérant d’ici l’automne convaincre les partis de renoncer à leurs procédures internes. “Notre but n’est pas d’être un mouvement de ‘cliqueurs’, mais un vrai mouvement de pression”, insiste Mathilde Imer, autre porte-parole du mouvement, l’une des initiatrices de la Convention citoyenne pour le climat. Elle évalue à quelque 8 millions la réserve de voix qui pourrait se mobiliser pour une candidature unique à gauche.




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