Politiques

Les Républicains “perdent du temps vis-à-vis de l’électorat”, analyse un politologue

Xavier Bertrand, candidat déclaré dès le printemps à la présidentielle, était présent aux journées parlementaires LR à Nîmes. Il a proposé à son ancien parti un pacte de “dialogue” et de “respect” mais refuse de participer à une primaire.

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Alors que le parti Les Républicains n’a toujours pas choisi son mode de désignation de son candidat à la présidentielle 2022, qui aura lieu dans sept mois, le politologue Olivier Rouquan estime vendredi 10 septembre sur franceinfo qu’ils “perdent du temps vis-à-vis de l’électorat”. Xavier Bertrand, présent jeudi aux journées parlementaires LR à Nîmes, a proposé à son ancien parti un pacte de “dialogue” et de “respect”, même s’il refuse toujours de se plier à une primaire. “Aujourd’hui les candidats s’adressent moins aux Français et prennent beaucoup de temps à gérer les affaires de parti. Pendant ce temps, d’autres en profitent”, explique le politologue.

franceinfo : La situation chez Les Républicains est-elle tenable longtemps ?

Olivier Rouquan : Il va falloir clarifier la sélection du candidat. Ça fait maintenant un peu trop longtemps que ça dure alors qu’il faudrait normalement penser à mobiliser les sympathisants et organiser la campagne. Pour l’instant, ce sont des débats sempiternels sur la façon de choisir un candidat par un congrès ou par une primaire. Xavier Bertrand préfèrerait un congrès, certes pluraliste, avec plusieurs candidatures, mais en interne, avec la complicité de Christian Jacobb.

Est-ce compliqué pour Les Républicains que personne ne se dégage vraiment dans les dernières enquêtes d’opinion ?

Le fait que Valérie Pécresse ait amélioré ses positions dans les différents sondages rend la chose encore plus difficile. S’ils organisent une primaire ouverte, il va falloir trouver suffisamment de sympathisants. L’organisation d’un tel dispositif prend beaucoup de temps et coûte cher. Cela me semble très difficile de l’envisager par rapport au calendrier. Et si finalement il s’agit d’une primaire au rabais, via internet et avec une mini-campagne, la mobilisation sera forcément plus faible et les commentaires seront assez mitigés.

Cet entre soi qui s’éternise est-il un risque pour le parti Les Républicains ?

Le risque c’est d’affaiblir celui qui sera choisi parce qu’il aura perdu du temps vis-à-vis de l’électorat. Aujourd’hui les candidats s’adressent moins aux Français et prennent beaucoup de temps à gérer les affaires de parti. Pendant ce temps, d’autres en profitent pour installer d’autres candidatures dans la famille des droites. On sait aussi que l’ancien Premier ministre Edouard Philippe organise des réseaux et veut créer un parti. A l’évidence, Les Républicains jouent leur avenir. S’ils n’arrivent pas au second tour, alors le parti aura des problèmes par la suite.




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