Economie

Avec une nouvelle génération à leur tête, les associations d’élus veulent apaiser le dialogue avec l’Etat

La présidente (PS) de l’Occitanie, Carole Delga (au centre) le jour de son élection comme présidente de Regions de France, à Paris, le 9 juillet 2021.

Les journées nationales de France urbaine – association réunissant les grandes villes et leurs métropoles ou communautés urbaines – et les assises de l’Association des petites villes de France, qui se tiennent les 9 et 10 septembre, lancent la saison des congrès d’associations d’élus. Une saison suspendue en 2020 en raison de l’épidémie. Ces deux années, 2020 et 2021, ont cependant été marquées par la tenue des élections municipales et intercommunales, pour la première, départementales et régionales pour la seconde.

Il en résulte un renouvellement important à la tête de plusieurs associations, à commencer par les trois « historiques ». A la présidence de Régions de France, Carole Delga, présidente (PS) de l’Occitanie, a remplacé Renaud Muselier, président (LR) de Provence-Alpes-Côte d’Azur. A l’Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau (divers droite) a passé la main et c’est François Sauvadet (UDI) qui lui succède. Enfin, François Baroin, maire (LR) de Troyes, a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la présidence de l’Association des maires de France (AMF), dont le congrès se tiendra du 16 au 18 novembre à Paris. S’il avait adoubé comme héritier le maire (LR) de Cannes, David Lisnard, Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux, qui a déposé sa liste mercredi 8 septembre, engrange de nombreux ralliements. Un vote des adhérents devra les départager.

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Changements également à France urbaine, où Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes, a succédé en 2020 au maire (divers droite) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et à l’Assemblée des communautés de France (AdCF), où l’ancien président (UDI) du Grand Annecy, Jean-Luc Rigaut, défait aux dernières élections municipales, a été remplacé, en 2020 également, par le président (divers droite) du Grand Chalon, Sébastien Martin.

Une relation teintée de méfiance

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les rapports entre l’exécutif et les associations d’élus ont donné lieu à de fortes tensions. L’AMF, l’ADF et Régions de France, qui se sont regroupées en 2018 dans une structure commune baptisée « Territoires unis », sous le patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, n’ont cessé de fustiger la « recentralisation » qui serait à l’œuvre et de plaider pour les « libertés locales ». Des relations teintées de méfiance réciproque, même si la crise due au Covid-19 a bien obligé l’Etat et les collectivités à resserrer leurs liens. Les prises de position tranchées de Territoires unis ont souvent contribué à occulter la réalité des échanges entre le gouvernement et les élus.

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