Economie

En dépit d’un regain de la consommation, le marché de l’habillement reste en crise

Monoprix solde ses pulls d’été. H&M offre à ses clients une « dernière chance » pour se procurer un maillot de bain ou un débardeur à prix cassé. Et l’enseigne de chaussures Bocage brade ses sandales à 50 %. Une semaine après la fin des vacances scolaires, les distributeurs d’habillement tentent encore d’écouler les centaines de pièces invendues de la collection printemps-été 2021.

Car, en dépit d’un rebond de la consommation en juillet, de 2,8 % par rapport à juillet 2020, selon l’Institut français de la mode (IFM), et de 5 % en août par rapport à août 2019, selon l’Alliance du commerce, les acteurs du marché de l’habillement « n’ont pas retrouvé les niveaux et les modes de consommation d’avant la crise » ouverte par la pandémie due au coronavirus, observe Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM.

« Parler de reprise n’est pas approprié »

Malgré une hausse d’activité de 8,8 % sur les sept premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période en 2020, les ventes de vêtements dans l’Hexagone accusent encore une chute de 13 % par rapport aux sept premiers mois de l’année 2019, d’après l’IFM. Le marché peine à se remettre des nombreux mois de fermeture administrative des magasins d’habillement imposés notamment au printemps 2021. Dès lors, dans le secteur de l’habillement, après ces deux petits mois d’été satisfaisants, « parler de reprise n’est pas approprié », juge M. Minvielle, au lendemain de la publication par l’Insee d’une note de conjoncture réévaluant les prévisions de progression du PIB à 6,25 % en France sur l’année 2021.

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Car « les freins à l’achat de vêtements en magasins demeurent », précise Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, fédération de commerçants spécialisés. Le « maintien du télétravail à deux jours par semaine » dans certaines entreprises n’inciterait guère à renouveler sa garde-robe, selon Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération du commerce spécialisé Procos, car « plus on télétravaille, moins on achète de fringues ». L’absence de déplacements quotidiens entre le domicile et le lieu de travail plomberait aussi « la fréquentation des magasins dans les grandes agglomérations et à Paris », selon M. Le Roch, qui évoque le repli de trafic constaté dans les centres de la Défense (Hauts-de-Seine) et du Forum des Halles, dans le 1er arrondissement de Paris.

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