Economie

Vers une croissance supérieure à 6 % en France en 2021

Dans une rue commerçante de Bordeaux, le 19 mai 2021.

Si la météo estivale s’est montrée maussade, la saison a été plutôt clémente pour l’activité économique. Malgré quelques nuages sur la conjoncture – une « quatrième vague » due au variant Delta, l’instauration du passe sanitaire et l’absence des touristes étrangers –, l’économie française ressort plutôt en forme de la saison estivale.

La reprise engagée depuis le début de l’année s’est poursuivie en juillet et août, ramenant l’activité à un niveau très proche de l’avant-crise, compris entre − 1 % et − 0,5 % par rapport au quatrième trimestre 2019, selon la note de conjoncture publiée par l’Insee, mardi 7 septembre.

La croissance restera soutenue aux troisième (+ 2,7 % par rapport aux trois mois précédents) et quatrième trimestres (+ 0,5 %) de sorte que la prévision d’une hausse du PIB de 6 %, fixée par Bercy, pour 2021 pourrait finalement être dépassée.

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« La croissance en moyenne annuelle s’élèverait à 6,25 % en 2021, après une chute de 8 % en 2020 », prévoit l’Insee. « Globalement, l’activité reviendrait à son niveau d’avant-crise à la fin de l’année », estime Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee. L’optimisme de l’Insee est corroboré par les données publiées, mardi, par l’institut Eurostat : grâce à la levée des restrictions sanitaires et aux progrès de la vaccination, la hausse de l’activité au deuxième trimestre a atteint 2,2 % au lieu de 2 %, indique l’agence européenne.

La consommation tire la reprise

L’une des incertitudes majeures pour l’été concernait la mise en place du passe sanitaire. Il aura finalement eu un impact limité sur la consommation des ménages – qui continue donc à tirer en grande partie la reprise. En juin, les Français ont profité de la réouverture des commerces et des soldes d’été pour faire des achats. En juillet et août, la fièvre du shopping est un peu retombée, certes, mais les dépenses se sont portées sur les loisirs, les cafés, hôtels ou transports, tous secteurs auparavant soumis à de fortes restrictions administratives. Les dépenses de carburant, notamment, ont repris nettement durant l’été, alimentées par les départs en vacances. A la fin août, la consommation des ménages était en retrait de 1,5 % par rapport à son niveau d’avant crise.

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L’effet du passe sanitaire s’est surtout ressenti sur les restaurants, qui auraient subi une baisse de 10 % environ des dépenses, selon les données de transactions par carte bancaire analysées par l’Insee. Cet effet, toutefois, est supposé « temporaire », du fait de l’amplification de la vaccination.

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