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Qu’est-ce que le complexe de Cendrillon, mal qui pousse certaines d’entre nous à se sacrifier au profit d’autres ?

Plus jeune, bon nombre d’entre nous ont déjà rêvé d’être la Cendrillon princesse post-rencontre avec son prince. A vrai dire, rares sont ceux et celles qui ont voulu revêtir la facette de servante qu’elle avait aux yeux de sa belle-famille… Cependant, il semblerait que dans la vraie vie, certaines d’entre nous portent cette étiquette et ce fardeau au quotidien. 

A quoi correspond le complexe de Cendrillon ?

Complexe de Cendrillon : de quoi parle-t-on ?

Si le complexe de Cendrillon devait se résumer à un mot, ce serait “sacrifice”. En effet, ceux et celles qui souffrent de ce mal s’oublient et se sacrifient au profit d’autres

En fait, ce syndrome est aussi explicite que le nom qu’il porte : à l’instar de Cendrillon, l’être se dévoue excessivement et totalement aux autres. 

Dans la vie de tous les jours, il fait ainsi passer les besoins des autres avant les siens, organise sa vie selon la leur et fait de leur satisfaction une mission, quitte à négliger ses propres besoins et ses propres envies. 

En quoi ce complexe est-il dangereux pour quiconque le subit ?

C’est une belle qualité d’être un être dévoué aux autres. Néanmoins, lorsque le dévouement bascule dans le sacrifice, il faut s’alarmer. 

Plus que d’être serviable, la personne touchée par ce complexe se sacrifie pour les autres et se met même en situation inconfortable pour que ces autres aillent bien. L’équilibre entre ses propres besoins et celui des gens qu’elle aime est rompu ; non sans conséquence… 

Les effets d’une telle négligence de soi sont latents : ils ne se font pas sentir dans l’immédiat et sur le court terme, mais s’expriment bien plus tard, sur le long terme, et pas toujours de la plus belle des manières. La personne concernée ne s’accomplit pas elle-même, vit à travers et pour les autres, fait tout pour répondre à leurs attentes, s’épuise mentalement, psychologiquement et physiquement pour autrui et finit par ne pas être heureuse, somme toute.

Qu’est-ce qui distingue ce mal d’un autre ?

Lorsqu’on le décrit brièvement, ce complexe ressemble énormément au syndrome de l’infirmière. Toutefois, un point majeur les sépare. Effectivement, le syndrome de l’infirmière se limite à la sphère amoureuse tandis que le complexe de Cendrillon concerne toutes les sphères relationnelles (amitié, famille, travail, activités et hobbies). 

Saverio Tomasella, psychanalyste et auteur de Se libérer du complexe de Cendrillon, explicite le phénomène comme suit : « la tendance à écrire notre propre histoire en nous sacrifiant nous-même, ou en nous résignant, préférant nous soumettre à une idée, une personne ou un ordre considérés comme supérieurs ».

Qui est concerné par ce complexe ?

Dans les années 80, les spécialistes pensaient que c’était un mal typiquement féminin… Colette Dowling, auteure de Le complexe de Cendrillon, estimait même que ce syndrome était caractérisé par l’envie de certaines femmes d’être prises en charge par un prince charmant, ayant trop peur de l’indépendance pour le faire elle-même. 

Aujourd’hui, les conclusions se veulent plus nuancées. Contrairement à ce que son nom laisse penser, le complexe peut toucher aussi bien les femmes que les hommes. Saverio Tomasella l’explique de la manière suivante : « beaucoup d’hommes sont eux-aussi soumis à leur famille, leur religion, leur parti politique, leur syndicat, le regard des autres sur eux et, malheureusement, le poids de l’idéologie machiste qui pèse sur chaque homme encore aujourd’hui ».

*Si vous pensez qu’un de vos proches est touché par ce complexe ou si vous pensez en souffrir vous-même, n’hésitez pas à vous tourner vers des professionnels spécialisés et à consulter des psychologues.

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