Economie

les Français continuent de « surépargner » Le plus dur de la crise est passé

la crise est passé Alors que la France semble avoir désormais passé le plus dur de la crise sanitaire, les ménages continuent globalement d’épargner bien plus massivement qu’avant la pandémie de Covid-19. Déjà, à la fin de 2020, les Français avaient généré un surplus d’épargne financière (la différence entre les flux d’épargne financière observés et les flux qu’on aurait obtenus en prolongeant la tendance pré‐Covid) inédit d’un peu plus de 110 milliards d’euros.

Dans une note publiée mardi 7 septembre, la Banque de France indique qu’en cumul, entre l’année 2020 et le premier semestre 2021, ce surplus d’épargne financière atteint désormais 157 milliards d’euros. La banque centrale constate une légère décélération, mais le taux d’épargne restera exceptionnel cette année. Pourquoi, en dépit d’une reprise de l’activité et de l’emploi encourageante, les Français qui en ont les moyens continuent-ils de garnir leurs bas de laine ?

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« Une lecture pessimiste de ces chiffres serait d’en déduire que les ménages restent très inquiets pour l’avenir et éprouvent le besoin de thésauriser », indique François Mouriaux, directeur des statistiques monétaires et financières de la Banque de France. Ce n’est pas le scénario qu’il privilégie, car, « en ce cas, ce surplus d’épargne aurait été affecté sur des supports de placement », alors que ces montants ont pour l’essentiel été laissés sur les comptes courants, en dépôts à vue. Les encours de ces dépôts ont progressé de plus de 100 milliards d’euros depuis fin 2019, soit une hausse de 24 %.

« Enjeu essentiel pour la reprise »

« La part principale de ce surplus d’épargne correspond à une consommation qui a été reportée, en raison du choc de la crise et des mesures restrictives prises lors des confinements, poursuit M. Mouriaux, et non pas à un renoncement à consommer. » Les dépenses de consommation des ménages, principale composante du produit intérieur brut, ont progressé de 1 % au deuxième trimestre, marqué par le troisième confinement mais aussi par sa sortie à compter de la mi-mai. Elles restent toutefois encore très en deçà de leur niveau d’avant-crise.

« Les perspectives de conversion du surplus d’épargne financière des ménages français en consommation représentent un enjeu essentiel pour la reprise, a souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, en introduction du rapport annuel de l’institution sur l’épargne réglementée, publié également mardi. Elles dépendront du retour de la confiance sanitaire et économique. »

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