Politiques

“Personne ne me représente au niveau politique”

Lansky Namek, artiste marseillaise de 23 ans, à Marseille.
Lansky Namek, artiste marseillaise de 23 ans, à Marseille. (MANON MELLA / FRANCEINFO)

D’origine marocaine, russe et polonaise, Lansky Namek, âgée de 23 ans, est un pur produit marseillais. Rappeuse, beatmakeuse, graffeuse, elle organise des ateliers d’écriture pour les enfants et les adolescents sur le thème du rap, pour promouvoir la culture hip-hop et les valeurs qui y sont associées.

Logo de l’Olympique de Marseille tatoué sur le mollet, Lansky Namek est une enfant de Marseille. C’est dans le quartier La Plaine/Cours Julien qu’elle a pris le micro pour la première fois : “J’ai commencé mes premiers ‘open mic’ (scène ouverte) ici, mes premiers textes ici. La première fois que j’ai haussé le ton musicalement c’était ici”. “À Marseille on a cette liberté de parole et de pensée qui est assez incroyable et qui est liée à ce côté méditerranéen.”

Ses textes oscillent entre introspection intime et critique de la société, notamment de “l’action du gouvernement”, explique Lansky Namek. Elle aborde des thèmes comme “les violences policières, le racisme, l’oppression des libertés et des femmes”

Si seulement on prenait le temps de nous écouter une seconde. On n’aurait pas besoin d’être virulents.

Lansky Namek

Extrait de sa chanson “Flashball”

L’engagement de Lansky Namek va au-delà de la musique. La jeune artiste de 23 ans organise des ateliers d’écriture destinés aux enfants et aux adolescents. Ce qu’elle constate au quotidien, c’est qu’”on a une jeunesse vraiment belle et pleine de potentielle on la pourrit dès le départ”, faute de moyens.

Il manque des structures capables d’accueillir les enfants dans le milieu culturel marseillais”, pointe du doigt Lansky Namek, qui ajoute : “La musique est un magnifique outil pour permettre aux jeunes de s’exprimer. C’est à travers la culture que tout peut se passer.”

Engagement culturel, social et politique ? Lansky Namek est attachée au vote mais elle regrette : “Il n’y a rien qui me va dans cette constitution et personne ne me représente au niveau politique. Nous les prolos, les enfants d’immigrés, on ne se sent pas représentés et on ne nous écoute pas”. Quant à l’élection présidentielle de 2022, “s’il faut choisir entre la peste et le choléra tant pis mais je ne laisserai pas le fascisme passer”, déclare-t-elle. 


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page