Economie

LVMH s’offre la Roll’s des livres d’art

Alors que la Fondation Louis Vuitton s’apprête à ouvrir, le 22 septembre, une exposition consacrée aux collections d’art moderne des frères Morozov, LVMH continue tranquillement ses emplettes dans le monde de l’art. Le géant du luxe a annoncé, lundi 6 septembre, que la prestigieuse maison d’édition de livres d’art Citadelles & Mazenod rejoignait, pour un montant non dévoilé, sa filiale « Connaissance des arts », au sein du groupe Les Echos-Le Parisien.

Créée en 1936, Citadelles & Mazenod édite des livres d’art très haut de gamme, signées par des auteurs de référence, dans des collections emblématiques comme « L’art et les grandes civilisations », « Les phares », « L’art et les grandes cités », « Littérature illustrée », « Les grands mouvements »… ainsi que des ouvrages exceptionnels en édition limitée comme Le Codex Borbonicus, de Sylvie Peperstraete et José Contel, qui paraîtra à l’automne. Dirigée par Matthieu de Waresquiel, la maison garde 160 références à son catalogue et publie une vingtaine de nouveautés par an. Ces ouvrages, dont le prix moyen oscille autour de 200 euros mais peut atteindre 890 euros, sont diffusés à la fois en vente directe et en librairies par le groupe Hachette.

« Indépendance éditoriale »

Matthieu de Waresquiel, qui a succédé à son père à la tête de Citadelles & Mazenod, restera directeur général de la maison au sein du pôle Arts du groupe Les Echos-Le Parisien. En 2019, ce dernier avait, pour compléter son magazine Connaissance des arts – qui compte 32 000 abonnés –, déjà lancé une première marque de livres d’art, In Fine éditions d’art, qui publie des catalogues d’exposition et des monographies d’artistes, rappelle Claire Lénart, directrice du pôle art et du développement du groupe de médias. Ce pôle s’était aussi associé à 49 % à deux foires d’art parisiennes, Le Salon du dessin et Fine Arts Paris. Pour Matthieu de Waresquiel, « ce rapprochement permet[tra] de consolider notre assise tout en maintenant notre indépendance éditoriale ».

Arrivé dans le groupe Lagardère pour donner un coup de pouce financier à Arnaud Lagardère alors que ce dernier était attaqué par Vincent Bolloré, le PDG de LVMH, Bernard Arnault, détiendra, par le biais d’une holding familiale, près de 10 % du capital de la maison mère d’Hachette Livre, après l’échange de sa participation dans Lagardère Capital contre des actions Lagardère SA.

Pour autant, l’empereur du luxe ne semble pas avoir la moindre envie de poursuivre ses achats chez le numéro un mondial de l’édition. LVMH reste par ailleurs un actionnaire dormant chez Madrigall, à hauteur de 10 %, depuis qu’Antoine Gallimard, son PDG, l’avait appelé à la rescousse pour financer, en 2013, le rachat de Flammarion. Le groupe de luxe détient, toujours dans l’édition, une participation chez Assouline Publishing, le roi des gros livres illustrés et très chers sur les lieux prisés par les clients fortunés, comme Saint-Moritz, Palm Beach ou Mykonos.


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