Politiques

nucléaire, EPR, transition énergétique, les candidats à l’unisson, sauf sur le calendrier


À une dizaine de jours du premier tour de la primaire écologiste qui aura lieu du 16 au 19 septembre 2021, les cinq candidats ont participé à un débat dimanche 5 septembre lors de l’émission “Questions politiques”, diffusée sur le canal 27 de franceinfo et France Inter, en partenariat avec Le Monde.

>> Revivez le premier débat entre les cinq candidats à la primaire écologiste

“Dépendre du soleil, du vent, de la géothermie, dépendre de nos déchets, des énergies marines, c’est quand même mieux que de dépendre de Poutine, des pétromonarchies du Golfe ou de l’importation d’uranium du Niger”, a déclaré Yannick Jadot lors du débat de la primaire écologiste dimanche 5 septembre sur le canal 27 de franceinfo et France Inter.

“Nous sommes des écologistes responsables. Être responsable vis-à-vis du nucléaire, c’est s’organiser pour éviter la catastrophe”, dit Yannick Jadot en citant la catastrophe de Fukushima et l’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. 

“On sort progressivement du nucléaire, de manière responsable”, prône Yannick Jadot. “Sur 15 ou 20 ans, il y a des scénarios très construits, notamment le scénario négaWatt [emplois et économie : une synergie gagnante] qui prévoit une sortie progressive.” Dans le même temps, il faut “déployer des énergies renouvelables” et “investir massivement dans l’efficacité énergétique”.

À ses côtés lors de ce débat, Sandrine Rousseau veut elle aussi “engager des fonds massifs sur la transition énergétique et sur les énergies renouvelables”. Elle dénonce la construction de l’EPR, un réacteur de troisième génération en chantier à Flamanville, en Manche, qui est pour elle “une hérésie, une absurdité”.

Sur ce sujet, elle dénonce “une espèce d’enfermement idéologique et absolument non-rationnel” à vouloir construire six EPR alors “qu’il n’y en a pas un qui fonctionne”. “Non, pas d’EPR”, insiste-t-elle, dénonçant l’explosion du budget : “On était partis sur le coût de l’EPR à trois milliards d’euros. On va arriver probablement à 19 milliards d’euros.”

De son côté, Jean-Marc Governatori estime que “nous avons à sortir du nucléaire quand on pourra, ça peut être dans 10 ans, ça peut être 30 ans, mais il faut enclencher le processus”, notamment en développant les énergies renouvelables. Il ne peut pas dire exactement quand on va sortir du nucléaire.

“J’aime beaucoup les films de science-fiction, mais je n’aime pas la politique-fiction. Moi, je suis dans le concret. Je suis écologiste centriste, je suis dans le réel.”

“La meilleure énergie est celle qu’on n’utilise pas”, poursuit le coprésident de Cap Écologie. Pour cela, il insiste sur l’efficacité énergétique et l’isolation des bâtiments : “L’investissement initial fait faire de telles économies qu’au bout de 15 ans l’investissement est payé, d’autant qu’on a créé de nouveaux emplois.”

Interrogé plus précisément sur le risque de perdre les 220 000 emplois liés à la filière nucléaire, Eric Piolle met en avant les emplois créés par la transition énergétique. Dans son programme, “nous avons chiffré à un million et demi les emplois que nous allons créer, qui sont pour partie publics (un peu moins de 200 000), qui sont des emplois communs portés par différentes structures et des emplois marchands (pour 600 000)”.

Le maire de Grenoble cite également la Fondation Nicolas-Hulot “qui montre que d’ici 2030, nous pouvons créer dans la filière des moteurs automobiles 15 000 emplois, en ayant une industrie qui soit adaptée au monde d’aujourd’hui, c’est-à-dire non carbonée et ancrée dans le terrain”. Il met en parallèle les “5 à 10 000 destructions d’emplois” dans l’aéronautique, avec 5 à 10 000 emplois qui disparaissent “chaque année dans l’agriculture”.




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