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Gabriel Matzneff pédophile : le témoignage accablant d’une autre victime mineure


Écrivain encensé pendant plus de 50 ans de carrière, Gabriel Matzneff est aujourd’hui seul au monde. La raison ? Fin 2019, Vanessa Springora publiait, Le Consentement, ouvrage dans lequel elle revenait sur les pratiques pédophiles de Matzneff et leur relation, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Onde de choc, pour le grand public, qui découvrait avec horreur les habitudes sexuelles criminelles de l’écrivain de 85 ans.

Étrangement, Gabriel Matzneff ne s’était jamais caché de ses penchants pédophiles, dont il parlait sans honte aucune dans Mes amours décomposés et d’autres essais, dans lesquels il expliquait avoir des relations sexuelles avec des enfants âgés de 8 à 14 ans. Fort heureusement les temps changent et il est aujourd’hui persona non grata. Depuis le courageux témoignage de Vanessa Springora, il vivrait ruiné et isolé en Italie.

Et comme on pouvait s’en douter, Vanessa n’a pas été la seule victime. Une autre femme, Francesca Gee, accuse l’écrivain, alors âgé de 37 ans, d’atteinte sexuelle sur mineure alors qu’elle avait 15 ans, et va publier en auto-édition son témoignage. A paraître le 28 septembre, le livre s’intitule L’Arme la plus meurtrière, lit-on sur un site internet où l’autrice met l’ouvrage en vente, et laisse lire gratuitement les 11 premières pages. D’après l’AFP, elle le qualifie de “mi-témoignage personnel, mi-enquête journalistique, afin de dresser le portrait d’un étonnant personnage dont les menées ont été protégées, au long d’un demi-siècle, par des hommes parmi les plus puissants“.

L’existence de ce récit était connue depuis que Francesca Gee avait révélé son histoire au New York Times en mars 2020, plus de deux mois après la parution de celui de Vanessa Springora. Ancienne journaliste qui vit en France, Mme Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, racontait qu’en 2004, près de 30 ans après les faits, son manuscrit avait été refusé par tous les éditeurs contactés, dont certains avouaient ouvertement redouter l’influence de M. Matzneff.

Dans une interview accordée à ELLE, Francesca Gee explique que son histoire et celle de Vanessa Springora se ressemblent beaucoup. “C’étaient les mots de l’amour, l’apparence de l’amour, mais c’était tout sauf de l’amour. Je disais que je l’aimais, mais il n’y avait aucune confiance, aucun respect“, raconte-t-elle au magazine. “Je n’accuse pas Gabriel Matzneff de viol, puisqu’en droit français la définition du viol est très spécifique, et qu’elle ne s’applique pas vraiment à ma situation. Par contre, je tiens à dire à quel point ce personnage a été néfaste et destructeur, pour moi comme pour beaucoup d’autres. Notamment à travers des atteintes sexuelles et du harcèlement“, ajoute-t-elle à l’AFP. Elle dévoile aussi ne plus craindre la réaction de Matzneff et de ses soutiens à la parution du récit. “Je ne sais pas comment il va être reçu, mais cela ne me fait pas peur. Il est possible que je sois attaquée, ce n’est pas bien grave. Je ne veux plus me censurer“, déclare-t-elle.

Toujours dans le magazine ELLE, Francesca explique comment il l’a manipulée : “Il me coupe de ma famille, de mes amis, de ma vie d’avant. Il perturbe ma scolarité, et je redouble ma première. Avec ses relations, il me fait inscrire au lycée Montaigne, tout près de chez lui. Il m’attend à la sortie le midi, nous allons chez lui, je retourne en classe l’après-midi…“. L’écrivain aurait également choisi à l’époque sa méthode de contraception et menacé de l’assassiner, dans son livre Ivre du vin perdu, paru quand elle avait alors 23 ans.

Rappelons que pour essayer de se défendre, Gabriel Matzneff a auto-publié le récit Vanessavirus en 2021, dans lequel il se dit victime d’une machination de Vanessa Springora…


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