Economie

Foires et salons, antichambres de l’export, se relèvent doucement

Mis K.-O. au début de la crise par les interdictions administratives, qui n’ont été levées que le 9 juin, et la limitation des déplacements internationaux, l’événementiel – foires, salons et autres expositions – se relève doucement du choc. Une version réduite, avec 5 000 personnes au lieu de 25 000 habituellement, du Mipim, grand-messe de l’immobilier qui se tient d’ordinaire au printemps, aura lieu les 7 et 8 septembre à Cannes.

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Le Mipim lance ainsi la saison automne-hiver des salons d’envergure, avec notamment Maison et Objet à Villepinte et Who’s Next, le grand salon de la mode de la porte de Versailles. « On reprend une cadence presque normale, assure Pablo Nakhlé Cerruti, directeur général de Viparis, leader européen du secteur. On va accueillir autant d’événements au deuxième semestre 2021 qu’au deuxième semestre 2019. » Voilà pour la bonne nouvelle.

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La mauvaise est que, à l’instar du Mipim, les événements ont rétréci avec la crise. « On n’a que la moitié des surfaces réservées, car il y a moitié moins d’exposants, ou bien leurs stands sont à taille réduite », poursuit M. Cerruti. Et pour cause : avec des règles de déplacements encore très restrictives, les visiteurs internationaux risquent de ne pas être au rendez-vous. « La tech mondiale dit à ses collaborateurs de rester chez eux jusqu’en janvier 2022 », déplore M. Cerruti.

Accroc dans le business

Une déception pour le secteur de l’événementiel lui-même et pour toute la filière – prestataires, sous-traitants –, ainsi que pour les acteurs du tourisme d’affaires, qui bénéficient de près de 40 milliards d’euros de retombées de l’industrie des salons. Mais aussi un accroc considérable pour le business, notamment à l’export. Les événements « pèsent » 493 milliards d’euros de contrats, dont 35 milliards pour la France, rappelle Renaud Hamaide, président de Comexposium, géant français du secteur, ajoutant qu’« un certain nombre de visiteurs dits “de grand export” ne pourront pas être présents dans les prochaines éditions en raison des interdictions de voyager ».

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Bien sûr, tous les contrats ne se signent pas sur le coin d’un stand au cœur de la manifestation. Mais ces événements, en jargon commercial, sont « générateurs de leads » et portent leurs fruits dans les semaines ou les mois qui suivent.

« L’absence de salons fait partie des grosses difficultés auxquelles les entreprises exportatrices ont été confrontées depuis le début de la crise », confirme Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, l’organisme chargé d’accompagner les entreprises françaises à l’international. Les grands salons allemands autour du vin, de l’agroalimentaire, de l’automobile ou de l’édition attirent à eux seuls de 6 000 à 7 000 entreprises françaises chaque année. Leur absence a mécaniquement entraîné une baisse, voire un arrêt des exportations pour certains acteurs.

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