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Dubaï   arty : cap sur la ville phare des Emirats

A Dubaï, on fait du ski au Mall of Emirates et on se baigne dans le golfe arabo-persique dans la même journée. La ville se livre à une course aux gratte-ciels depuis les années 2000 rivalisant d’originalité. Tour en forme de balle de golf, de piano, de bateau suspendu, de Coran, de princesse, de pyramide. Un musée du futur en ovale avec des perles, ouvrira ses portes à l’automne. La skyline de Dubaï est forte de 500 tours en 10 ans. Sans oublier le Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde (828 m). Mais Dubaï n’est pas qu’une machine à sensations. Elle a une histoire, encore vivace dans la vieille ville. A l’origine, elle était habitée par les Bédouins venus de Abu Dhabi en 1833. Il reste de cette culture un certain sens de l’hospitalité, la tradition du café à la cardamome, au safran et à la rose servi avec des dattes, celle de la fauconnerie, des chameaux et des chevaux. Enfin, la musique et la danse témoignent de cet ancien héritage. Avec ses 200 nationalités qui cohabitent paisiblement, Dubaï est aussi la ville cosmopolite par excellence. On vient travailler à Dubaï, pour deux-trois ans et finalement, on s’y installe durablement. Ainsi, des artistes et des entrepreneurs participent au développement créatif de la ville. Petit tour d’horizon.

La vie de quartiers

Dubaï est divisée en quartiers. Le quartier historique d’Al-Fahidi naguère baptisé Bastakia. On y verra des tours à vent traditionnelles, des galeries et des boutiques d’artisanat. A Quoz abrite Courtyard, un espace multiple où cohabitent une ère de shopping, de co-working, un collectif de créateurs et même un théâtre. Ce lieu a été créé en 1998 par Dariush Zandi, un architecte et photographe de Soho. Sur Alserkal Avenue, quartier alternatif et créatif d’art moderne et contemporain, un festival bat son plein l’été. Les entrepôts recèlent de galeries d’art françaises et internationales qui ré-ouvrent en cette rentrée 2021 avec des nocturnes. Un cinéma indépendant met à l’affiche des films cultes. Une résidence d’artistes accueille des projets toute l’année. Des studios photos fonctionnent à plein régime. Mention spéciale pour la galerie Custo et les studios de El Seed, artiste franco-tunisien qui a fait des graffitis pour l’IMA et Louis Vuitton. Deira est le quartier au nord du Creek, l’un des plus anciens de Dubaï. Dans les souks d’épices, d’or et de perles, on parle toutes les langues du monde et on marchande âprement. Au souk de l’or, on ne craint pas la contrefaçon, l’authenticité des bijoux étant règlementée par le gouvernement. On les paiera moins cher qu’ailleurs. L’anneau en or le plus grand et le plus lourd du monde est exposé dans l’une des enseignes. On parvient aux souks en empruntant un abra, cette petite embarcation qui relie Deira à Bur Dubaï. Dans la vieille ville, les musées se suivent  : Dubaï museum, qui relate l’histoire de ce village de pêcheurs devenu mégapole hyper moderne, le musée d’archéologie, le musée du parfum où l’on explique l’origine de l’ambre, l’oud, la rose, le safran etc. Jumeirah consacre le quartier des hôtels chics en bord de mer. C’est, dit-on, le Malibu émirati. Les hôtels donnent sur le Burj Al Arab, hôtel 7 étoiles avec ses 202 suites monumentales, son giga aquarium. Le jour, la voile du bâtiment est blanche, la nuit elle est multicolore. Le Jumeirah Hotel avec vue sur Dubaï sea allie le faste et la modernité. Allons à présent à Downtown Dubaï, le centre névralgique de la ville, dominé par le Burj Khalifa. Une architecture futuriste surtout le long de Sheikh Zayed Rd et le Dubai Design District. C’est ici que se trouve le Dubaï Mall, le plus grand mall du monde avec son aquarium sur trois étages. On y achètera son parfum à l’oud, bois des Emirats que l’on trouve ici dans sa version authentique.

D’autres lieux emblématiques

Il faut aller au Dubaï Frame, à Zabeel Park. Le plus haut bâtiment du monde en forme de cadre photo. C’est l’arc de Triomphe du Moyen Orient fort de 48 étages avec vue panoramique sur la ville. Tout doré, haut de 150 m, il a été réalisé par Fernando Doris, un architecte mexicain. Au sommet, le sky deck lance une passerelle entre le passé et le futur, relie l’héritage émirien. On découvre vers le nord les quartiers historiques, vers le sud, Downtown et l’ambition du développement futur. Une partie du sol est en verre, marcher dessus avec le vide au-dessous provoque une sacrée montée d’adrénaline. Au musée Saouq Al hadid, on admirera la bague de 5000 ans, découverte sur un site archéologique vers le site de l’Expo Universelle. Et on comprendra les origines de la burqa, masque aux allures de métal fait avec un tissu trempé dans l’indigo sept fois puis frotté avec une pierre d’alun pour un aspect rigide. On situerait son origine en Afghanistan. Dans un genre futuriste, l’hôtel Zaha Hadid, entièrement pensé en intérieur et extérieur par cette architecte irako-britannique. Le lobby évoque un jardin botanique, des pétales. Le lieu abrite la plus grande boite de nuit du MoyenOrient qui sera au sous- sol.

Les artistes de Dubaï

Commençons par Nadine Kanso, photographe libanaise créatrice de la ligne de joaillerie Bil Arabi, littéralement «  en arabe  ». Des bagues, des bracelets, des colliers portant des inscriptions en arabes, messages d’amour et de paix d’après sa propre calligraphie. De l’or, des diamants, des pierres. Elle a vécu à Montréal puis à Praque, son mari étant tchéquo-libanais. Comme beaucoup d’expatriés, ils devaient y passer 2 à 3 ans, finalement ils sont là depuis 21 ans. Comment est née Bil Arabi  ? «  Après une exposition de photos sur le thème de l’identité arabe provoquée par les attentats du 11 septembre. Je voulais absolument faire quelque chose, réagir, proposer un message à portée de bourse à travers l’art, d’où l’idée d’un texte de paix et d’amour en arabe sur des tee-shirts, des coussins  ». Elle a exposé ses photos à Beyrouth, à Oman, au Qatar, en Arabie Saoudite. Pourquoi s’être installée à Dubai  ? «  Pour le multiculturalisme, le côté entrepreneur. Ici, c’est ouvert d’esprit, tourné vers l’avenir. Un pays jeune qui fête ses 50 ans  ». Tournons nous maintenant vers la boutique Chuk Palu dans le vieux Dubaï. Rahim Walizada  est un Afghan installé à Dubai. Il a étudié le design aux USA et a ouvert une école à Kaboul, plus exactement, un centre culturel et créatif où des femmes viennent remettre au goût du jour l’artisanat d’antan. C’est plus que jamais nécessaire. Tout est fait main, dans de beaux cotons, des matières nobles. Les couleurs sont naturelles, le rouge vient des grenades, l’indigo des racines et de l’oignon. Cela donne une âme aux tissus. A noter le portant avec les manteaux vintage qui viennent du nord de l’Afghanistan, à petits prix (environ 100€ le manteau). Bijoux en verre, tapis, sacs en cuir et coton, luminaires et couvres-lits. Vente en ligne.

Carnet pratique

Y aller  :

  • Avec  Emirates.  Vol Paris-Dubaï 5h, aller/ retour en classe éco à partir de 579 €, en classe affaires à partir de 3230 €. Vols Dubaï-Nice et Dubaï-Lyon. A bord, repas émiratie, chaînes de divertissement et chaînes pour enfants. En classe Business et Affaires, siège-lit inclinable jusqu’en position allongée, couverture, champagne, repas gastronomique. Mini-bar personnel et bar lounge sur l’A 380, le nouvel aéronef d’Emirates Airlines, superbe et à la pointe de la modernité. Accès au lounge à CDG et au lounge Emirates Business Class à Dubaï, particulièrement luxueux. A noter, appréciable, la zone fumeur, confortable.

Y séjourner   :

  • A l’hôtel  Jumeirah Beach Hotel. En bord de mer avec plage privée et même une petite Venise. Chambres spacieuses et très confortables avec moquette épaisse et lit XXL. Appréciable, le bouquet de fleurs en signe de bienvenue. Chambre Ocean Luxe, 245 € la nuit avec petit déjeuner.
  • Le  Burj Al Arab, 7 étoiles, le plus luxueux du monde, 1015 €   la nuit.
  • Le  Al Seef, 4 étoiles dans la vieille ville, quartier Bur Dubaï. Pas de plage mais une bonne situation dans des locaux anciens. Pierre et bois. 103 € la nuit avec petit déjeuner.

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