Santé

que sait-on des deux nouveaux variants C.1.2 et Mu ?


Deux nouveaux variants du coronavirus sont dans le collimateur de l’OMS. Peu d’informations sont disponibles à leur sujet mais ils auraient tous les deux une résistance accrue aux anticorps neutralisants.

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Ils s’appellent Mu et C.1.2. Ce sont les deux nouveaux variants du SARS-CoV-2. Comme les autres, ils sont placés sous haute surveillance par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de leur capacité à échapper au système immunitaire. Quelles informations avons-nous sur ces deux variants qui ont émergé il y a quelques mois seulement ?

Mu et C.1.2, deux variants sous surveillance

Le variant Mu vient tout juste d’acquérir son nom, alors qu’il a été classé dans la catégorie des variants à suivre (VOI) dans le dernier bulletin épidémiologique de l’OMS. Issu de la lignée B.1.621, il a été détecté pour la première fois en Colombie en janvier 2021. Les études préliminaires indiquent que le variant Mu résiste aux anticorps neutralisants présents dans le sérum de patients convalescents ou vaccinés contre la Covid. De futures études devraient confirmer ces informations. 

Depuis sa découverte, Mu est responsable de flambées épidémiques d’ampleur en Colombie et en Équateur où il représente respectivement 39 % et 13 % des coronavirus en circulation. À l’échelle mondiale, il ne représente que 0,1 % des séquences analysées. Le variant Mu a déjà quitté le continent sud-américain pour les États-Unis et l’Europe, où il est présent en Espagne, en Italie et en Suisse. En France, 16 séquences de la lignée B.1.621 ont été identifiées. Selon Santé publique France, son niveau de propagation reste très faible et rien ne permet de dire actuellement qu’il pourra outrepasser le variant Delta

Le variant C.1.2 n’est pas encore considéré comme un variant à suivre, mais reste sous la surveillance de l’OMS. Eric Feigl-Ding, un épidémiologiste américain, explique que le taux de mutation de C.1.2 est particulièrement élevé, bien plus que les autres variants. Selon la prépublication qui le décrit, il mute à hauteur de 41,8 mutations par an, soit deux fois plus que le taux de mutation des autres variants. C’est le variant le plus muté que l’on connaisse depuis le début de la pandémie et donc le plus éloigné de la souche originelle de Wuhan. Pour le moment, ces variants sont mineurs et il est impossible de prédire leur devenir.

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